Institut recherche jacquaire (IRJ)

Aux quatre vents de l'IRJ


Rédigé par le 6 Janvier 2021 modifié le 21 Septembre 2023
Lu 323 fois

L'ambition de l'IRJ est de faire connaître Saint Jacques et comprendre Compostelle. Il est né de la nouvelle vision de Compostelle apportée par la thèse de Denise Péricard-Méa. Alors que pour René de La Coste, " tout était dans le Guide du pèlerin ", elle a montré l'importance de l'Epître de Jacques dans les dévotions médiévales et fait traduire le Codex Calixtinus dont le Guide n'est que le dixième environ.



Une nouvelle vision de Compostelle

La thèse " Pèlerinages et cultes de Saint Jacques au Moyen Age " publiée aux PUF en 2000 donnait une place nouvelle à Compostelle comme archétype des pèlerinages médiévaux et révélait l'importance des cultes à Saint Jacques et de l'Epître qui porte son nom. 

Pour comprendre Compostelle,  l'accent fut mis sur la diffusion du savoir
Pour faire connaître Saint Jacques sur la valorisation du patrimoine

Petit échantillon de la grande variété du patrimoine Saint-Jacques européen
Petit échantillon de la grande variété du patrimoine Saint-Jacques européen
Partager cette vision avec un nombre croissant de pèlerins dont le nombre allait en croissant imposait à la Fondation d'avoir plusieurs rôles et visages. 
Elle devait maintenir la compétence scientifique, développer des capacités de communication, animer des échanges avec ses publics chercheurs en amont, pèlerins puis touristes en aval et susciter des activités fédératrices.

L'image des quatre vents

Comment ne pas se référer au vent pour tenter de définir l'esprit dans lequel travaille la Fondation ?

L'esprit  de chacun des rôles que la Fondation a l'ambition de remplir peut se référer à quatre vents
  • Etre une société savante, poussée par le vent du savoir,
  • Etre un centre d’information grâce au vent du partage,
  • Etre une coopérative de curieux, unis par le vent de l'unité.
  • Etre un pôle d’initiatives, sous le vent de l’imagination
 
En 20 ans de navigation nous avons fait de nombreuses escales (Denise a donné  en moyenne cinq conférences par an, sans compter les colloques et manifestations scientifiques) et visité beaucoup de ports étrangers. Nous avons transporté des milliards d'octets, publié 20 livres et plus de 5000 pages Internet.
 
Nous avons souvent été heureux de constater que nos travaux sont utiles.
Nous remercions particulièrement tous ceux qui les utilisent pour leurs publications en citant leur origine. Ils enrichissent ainsi leurs lecteurs.

Nous avons aussi connu des vents et surtout des courants contraires, croisés des pirates et des corsaires, essuyé des tempêtes.

Mais l'équipage est bon, le navire solide à l'image des galées d'autrefois qui conduisaient en Terre Sainte des pèlerins comme Jean de Tournai qui à son retour de Jérusalem en novembre 1488 quitta Rome pour Compostelle, en visitant d'abord la Sainte-Baume (Var) et Saint-Antoine l'Abbaye (Drôme) avant de marcher vers la Galice puis rentrer à Valenciennes, son port d'attache.