<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.institut-irj.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.institut-irj.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.institut-irj.fr/</id>
 <updated>2026-07-18T10:30:02+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>47.3829374</geo:lat>
  <geo:long>0.6837821</geo:long>
  <icon>https://www.institut-irj.fr/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.institut-irj.fr/var/style/logo.jpg?v=1642500232</logo>
  <entry>
   <title>« Ypassaientparlà », mieux comprendre le patrimoine mondial</title>
   <updated>2025-01-21T10:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Ypassaientparla--mieux-comprendre-le-patrimoine-mondial_a78.html</id>
   <category term="DÉCISIONS UNESCO" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/1799064-2449022.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-12T22:25:00+02:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Article de 2010, présentant un ouvrage toujours d'actualité dans ses conclusions sur les modalités de l'inscription. Complété en avril 2023 de liens vers des articles du site ayant traité de cette question. Le livre présentait des propositions. Elles ont été en partie reprises dans la politique mise en place à partir de 2013, sans que la Fondation ne puisse participer à leur mise en oeuvre. Une association de bénévoles ne pouvait avoir voix au chapitre face à des organismes publics défendant leurs erreurs initiales.     <div><b>Un livre mettant en lumière une supercherie</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1799064-2449022.jpg?v=1392816724" alt="« Ypassaientparlà », mieux comprendre le patrimoine mondial" title="« Ypassaientparlà », mieux comprendre le patrimoine mondial" />
     </div>
     <div>
      Au cours de l’été 2009, nous avons visité certains sites français inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco« au titre des chemins de Compostelle » et parcouru des tronçons de ces chemins. A proximité de l’un d’eux se trouve une chapelle Saint-Jacques ne figurant pas sur la liste. Avec beaucoup d’obstination, nous avons fini par trouver la personne qui en avait la clef et nous lui avons demandé si elle connaissait l’origine de ce vocable. <br />  - « Y passaient par là », nous dit-elle ». <br />  - « Qui ils ? ». <br />  - « Ben, les pèlerins de Compostelle ! ».  <div style="text-align: justify;">L’idée qu’une dévotion locale à saint Jacques ait pu conduire ses ancêtres à construire cette chapelle ne l’effleurait pas. Seule Compostelle pouvait être à l’origine de cette construction.</div>    <div style="text-align: justify;">Cet échange nous a définitivement convaincus de l’intérêt d’écrire un livre sur la genèse de l'inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial. « Ypassaientparlà » est en effet devenu une locution habituelle dans la présentation de beaucoup de monuments et sites français depuis que Compostelle est devenue à la mode. Cette formule traduit dans le langage courant ce que le Ministère de la Culture&nbsp; fait graver dans le marbre depuis 1998, sous couvert de l’autorité de l’Unesco, réduisant des éléments de notre patrimoine au rôle de jalons à la gloire de Compostelle.</div>    <div style="text-align: justify;">En écrivant ce livre, notre ambition a été de donner les clefs d’une autre lecture de ce patrimoine, bâtie non pas sur l’imaginaire mais sur les informations fournies par des documents historiques.</div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  Le livre <span style="font-style: italic;">Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial</span> est en librairie depuis le 22 janvier 2010. Il a été exploité sans être jamais cité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1998-2013 Quinze ans pour décider</b></div>
     <div>
      La décision politique de 1998 avait inscrit 71 monuments et 7 tronçons du GR65 " au titre des chemins de Compostelle ". <br />  Des plaques pour le moins ambigües, voire mensongères, annoncèrent cette décision. Voir l'article : <br />  <a class="link" href="https://www.institut-irj.fr/L-UNESCO-et-les-chemins-de-Compostelle_a61.html">https://www.institut-irj.fr/L-UNESCO-et-les-chemins-de-Compostelle_a61.html</a>  <br />   <br />  Mais l'Unesco n'est pas uniquement politique. Des fonctionnaires consciencieux y font appliquer des règles applicables à tous. La France dut, sous menace de désinscription des chemins, appliquer les règles imposées aux monuments. <br />  Une mesure fut prise en 2013. Une coûteuse " usine à gaz " fut mise en place pour sauver l'honneur. <br />  Deux articles résument la situation :&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-1--le-deni-de-l-histoire_a180.html">https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-1--le-deni-de-l-histoire_a180.html</a>  <br />  et un second <br />  <a class="link" href="https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-2--nos-propositions_a207.html">https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-2--nos-propositions_a207.html</a>  <br />   <br />  Il faut noter aussi que la mesure prise réduit les chemins inscrits à ceux des Régions comportant des monuments inscrits. Heureusement une réforme administrative a réduit le nombre de Régions. Mais, par exemple, les chemins bretons restent exclus. <br />  Cette information reste dans le secret d'un arrêté ministériel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2017 La DVUE efface Compostelle pour conserver les chemins au patrimoine mondial</b></div>
     <div>
      Une inscription sur la liste du patrimoine témoigne d'une " Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) " du bien inscrit. <br />  C'est l'Etat demandeur qui doit établir une Déclaration justifiant que le bien qu'il propose remplit les critères imposés. <br />  S'agissant du Bien 868, " Chemins de Compostelle en France ", la Déclaration de VUE (DVUE) a été approuvée en 2017. <br />  Ce site comprend plusieurs articles sur ces sujets très spécialisés de VUE et DVUE. <br />  Les lecteurs curieux pourront les trouver. <br />   <br />  Un seul exemple mérite d'être cité. Il illustre tout l'intérêt de la machinerie mise en place. Il concerne la ville du PUY, " capitale du Saint-Jacques " <br />  La ville possède deux des 71 monuments inscrits en 1998, la cathédrale et " l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques ". <br />  Elle est alors présentée comme étape majeure sur les chemins. <br />   <br />  Voir l'article suivant, introduisant des comparaisons pour chaque monument : <br />  <a class="link" href="https://www.institut-irj.fr/Chemins-de-Compostelle-1998-2018_a306.html">https://www.institut-irj.fr/Chemins-de-Compostelle-1998-2018_a306.html</a>  <br />  Voici ce qu'il dit concernant Le PUY.  <h3 style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(11, 11, 89); color: rgb(11, 11, 89); font-family: Arial, sans-serif; text-align: justify;">Une étape majeure supprimée</h3>    <div style="caret-color: rgb(11, 11, 89); color: rgb(11, 11, 89); font-family: Arial, sans-serif; text-align: justify;">Une surprise de taille pour le Puy-en-Velay, en 1998&nbsp;&nbsp;<em>Etape majeure sur la route de Compostelle depuis le XIIe siècle</em>,&nbsp; la ville,&nbsp;en 2018,&nbsp;<em>ne se présente pas spécialement comme une étape vers Saint-Jacques</em>.</div>  <span style="caret-color: rgb(11, 11, 89); color: rgb(11, 11, 89); font-family: Arial, sans-serif; text-align: justify;">La nouvelle description commence ainsi :&nbsp;</span>    <blockquote style="caret-color: rgb(11, 11, 89); color: rgb(11, 11, 89); font-family: Arial, sans-serif; text-align: justify;">Lieu de pèlerinage par lui-même, Le Puy ne se présente pas spécialement comme une étape vers Saint-Jacques. Pourtant le sanctuaire est indiqué par le Codex Calixtinus comme le départ d’une des quatre grandes voies jacquaires, la Via Podiensis, ce qui est dû d’abord à son importance propre.</blockquote>    <div style="caret-color: rgb(11, 11, 89); color: rgb(11, 11, 89); font-family: Arial, sans-serif; text-align: justify;">Dire que le&nbsp;<em>Codex calixtinus&nbsp;</em>faisait du Puy un point de départ est une erreur habituelle. Mais il est nouveau de souligner l’importance propre de ce sanctuaire <br />   <br />  voir :&nbsp;<a class="link" href="https://www.institut-irj.fr/Chemins-de-Compostelle-1998-2018_a306.html">https://www.institut-irj.fr/Chemins-de-Compostelle-1998-2018_a306.html</a> </div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Ypassaientparla--mieux-comprendre-le-patrimoine-mondial_a78.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une béquille pour un dolmen</title>
   <updated>2024-02-01T21:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Une-bequille-pour-un-dolmen_a231.html</id>
   <category term="DÉCISIONS UNESCO" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/8545005-13451635.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-19T20:04:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La restauration de ce dolmen fait partie des mesures prises pour répondre aux exigences de l'UNESCO qui s'intéresse à la protection et la gestion des monuments et non des chemins. La publication d'une lettre reçue de Gréalou en réaction à notre article " Quitter l'abri du dolmen ", précède des précisions sur le choix mal justifié de ce monument. Il ouvre une piste pour lui donner une place historiquement justifiée.     <div><b>L'avis d'une Gréaloise </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/8545005-13451635.jpg?v=1447972871" alt="Une béquille pour un dolmen" title="Une béquille pour un dolmen" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Merci d'avoir exprimé votre mécontentement ! <br />  Enfin quelqu'un qui s'exprime choqué par la restauration du Dolmen Pech Laglaire de Gréalou,&nbsp; heurté par ce redressement presque militaire d'une aussi vieille Pierre qui glissait tout doucement, pendant des siècles, comme un nuage vers Terre ....... <br />  Restauration certes bien intentionnée, mais ratée dans son exécution. Je pense qu'il a manqué des yeux d'historien et d'ethnologue pour de tels travaux. <br />  Il ne suffisait pas d'avoir de la bonne volonté et les subventions disponibles, à ce moment précis, pour entreprendre une telle restauration d'un Dolmen millénaire – préhistorique – qu’il n'était bien sûr pas, question de rebâtir comme pour faire un « simple muret » au bord du chemin. <br />  Donc là, je pense, il manqué des avis de gens compétents sur la question. Mais ils auraient peut-être augmenté aussi les dépenses pour une telle oeuvre. Il y a bien sûr toujours des excuses ! <br />  J'ai un Gîte à Gréalou, l'Atelier des volets bleus, sur la place de l'église, depuis bientôt 15 ans et j’ai le plaisir d’accueillir toute l'année des pèlerins qui arrivent de tous horizons et de toutes nationalités. <br />  Avant cette intervention sur le Dolmen, je me faisais une joie de leur en parler ou de les accompagner sur ces lieux empreints d'Histoire. Depuis, je n'en parle même plus car je suis trop triste, ... et la petite clôture autour exprime le reste, … trop de bonne volonté peut même étrangler un vieux Dolmen ! <br />  Pour améliorer réellement l’accueil dans ce petit village du Causse, il fallait créer enfin des sanitaires publics au centre, c’est une urgence attendue. Et là, en face de l'église, où tous les pèlerins cherchent à s’asseoir pour partager leurs pics-nics sur le grand mur et profiter du calme et - pourquoi pas, faire un petit somme à l'ombre bienveillante des vieux platanes ? – il faut installer des bancs.... et aussi entourer enfin ces vilains containers de poubelles avec du bois ou un mur, comme c'est presque devenu une règle dans beaucoup de villages environnants. Et ainsi, créer avec ces gestes un espace accueillant et propre ! <br />  Je pense que cela serait autrement apprécié, que cette vilaine béquille sous le ventre de la Bête des millénaires ! <br />  Amicalement vôtre</blockquote>    <div style="text-align: right;">Esther Marcoux, <br />  Atelier des volets bleus à Gréalou</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi ce dolmen sur le chemin de Compostelle ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/8545005-13451634.jpg?v=1447964231" alt="Une béquille pour un dolmen" title="Une béquille pour un dolmen" />
     </div>
     <div>
      Classé monument historique en 1978, il est le seul dolmen français inscrit au Patrimoine mondial. <br />  Qui a bien pu imaginer qu'un dolmen pouvait être représentatif des chemins de Compostelle ? Nous ne le savons pas. Son inscription est justifiée ainsi&nbsp;:  <blockquote>Sa position en bordure immédiate d'une dérivation du chemin de Saint-Jacques nous le fait retenir dans cette sélection… Il est un des éléments immuables du paysage traversé par les pèlerins venant du Puy et les légendes locales se font encore l'écho des récits merveilleux que ces « tombes des géants&nbsp;» faisaient naître. Ce dolmen a été sacralisé par l'implantation d'une croix de chemin sans doute d'origine médiévale. Un modeste panneau de bois indique la direction de Saint-Jacques car les pèlerins empruntent encore cette voie. Il illustre de façon émouvante la permanence du réseau des communications dans notre histoire.</blockquote>  Les experts de l'UNESCO étaient-ils émus au point de perdre tout sens critique et de faire preuve d'un grand laxisme ? <br />  Ils n'ont manifesté aucun respect pour ceux qui ont construit ce dolmen. N'était-il pas déjà sacré&nbsp; dans leur culture ?&nbsp; <br />  Ils ne se sont pas souciés de la date récente de la dérivation d'un chemin tracé dans les années 1970. Négligences coupables à nos yeux. L'UNESCO a ensuite couvert le " mensonge " consistant a appeler " chemins " un ensemble de biens. Et, brandissant la menace d'une désinscription, elle a poussé à la restauration du dolmen. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réaction significative</b></div>
     <div>
      Cet exemple montre bien la différence d'approche entre l'UNESCO représentée par les Directions Régionales des Affaires Culturelles qui s'intéressent aux monuments plus qu'aux chemins et aux équipements nécessaires à ceux qui les parcourent. Quand en plus leur intervention est de mauvaise qualité, c'est triste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réconcilier le dolmen et le pèlerinage</b></div>
     <div>
      Faire preuve d'imagination en utilisant les outils de l'UNESCO&nbsp; pour éclairer le choix des monuments serait utile. Un critère a été oublié au moment de l'examen du dossier proposé par la France, le critère III.  <blockquote>Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.</blockquote>  N'y a-t-il pas là une reconnaissance de la tradition pèlerine présente dans toutes les cultures ? Avec cette approche, le dolmen, dans sa sacralité, reconnue au lieu d'être bafouée, trouverait sa place sur nos chemins contemporains de pèlerinage. Son ancienneté le ferait passer de la position du plus exotique des biens représentant les chemins de Compostelle à celle du plus authentique témoin d'un culte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Une-bequille-pour-un-dolmen_a231.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Gouvernance des chemins de Compostelle (1), le déni de l'histoire</title>
   <updated>2024-02-17T23:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-1--le-deni-de-l-histoire_a180.html</id>
   <category term="DÉCISIONS UNESCO" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/6268818-9384551.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-02T00:07:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 1998, une décision biaisée a permis l'inscription des chemins de Compostelle en France au Patrimoine mondial. Depuis, la gestion de cet ensemble ingérable a été un casse-tête permanent. Faire fi de l'histoire n'est pas la meilleure façon de répondre aux besoins du présent.     <div><b>Rappels</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/6268818-9384551.jpg?v=1422776624" alt="Gouvernance des chemins de Compostelle (1), le déni de l'histoire" title="Gouvernance des chemins de Compostelle (1), le déni de l'histoire" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Cette question de l'inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial devient de plus en plus complexe. Les spécialistes s'enferment derrière le rideau de fumée d'un jargon qui les rassure sur la pérennité de leur fonction. En réalité les critères d'inscription des biens ne sont pas définis a priori. Ils sont adaptés en fonction des biens présentés, voire des modalités de présentation.</div>  Ainsi ils sont passés subrepticement de la notion de " bien<strong><span style="background-color:#FFFF00;">s</span></strong> en série "    <blockquote>exemple les lagons de Nouvelle Calédonie : tous identiques mais dispersés ou les grottes ornées de la vallée de la Vézère</blockquote>    <div style="text-align: justify;">à celle de " bien en série ", que la France s'efforce d'adapter aux chemins de Compostelle, bien non identifiable selon les critères de l'UNESCO. Il est en effet représenté par une collection d'édifices qui n'ont rien en commun en dehors d'avoir été choisis pour justifier l'inscription alors que les <em>Orientations</em> de 2011 de l'UNESCO recommandent :</div>    <blockquote>d'éviter les [...] catalogue de sites, mais soient [...] un ensemble de sites liés en termes culturels, sociaux ou fonctionnels [...] où chaque site contribue de façon significative à la valeur universelle exceptionnelle de l’ensemble du bien.</blockquote>    <div>Ceci dit voici un résumé des conclusions de notre étude :</div>    <div style="text-align: justify;">- L'inscription a eu un " caractère exceptionnel " (lettre de novembre 1996, signée du Directeur du Patrimoine, Maryvonne de Saint-Pulgent)</div>    <div style="text-align: justify;">- Les chemins ne constituant pas un bien identifié présentable, le dossier a eu recours à un artifice : ils ont été représentés par des</div>    <blockquote>" étapes [...] sites comportant des monuments majeurs et parfaitement attestés comme appartenant au pèlerinage jacquaire ".</blockquote>  - Aux 71 étapes choisies ont été ajoutées 7 tronçons du GR 65    <div style="text-align: justify;">- La décision prise à Kyoto a été de considérer cet ensemble comme</div>    <blockquote>" un Bien unique désigné chemins de Compostelle en France ".</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Sans contester l'intérêt touristique et économique de cette inscription, nous considérons qu'elle a été obtenue en biaisant un dossier dont l'examen par l'ICOMOS a été particulièrement bienveillant.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un préfet pour coordonner une " usine à gaz " </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/6268818-9386364.jpg?v=1390838646" alt="Gouvernance des chemins de Compostelle (1), le déni de l'histoire" title="Gouvernance des chemins de Compostelle (1), le déni de l'histoire" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">En 2007, le ministère de la culture a demandé à l’ACIR de former le réseau des propriétaires gestionnaires du bien culturel en série <em>Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France</em>. Cette demande ne semble pas avoir eu de suite. <br />  En 2012, l'ICOMOS a organisé à Poitiers un colloque sur les Biens en série du Patrimoine mondial. <br />  Par arrêté du 30 avril 2013, le préfet de la Région Midi-Pyrénées a été nommé, préfet coordonnateur du bien en série <em>Les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France</em>. Il a présidé, 22 janvier 2014 à Toulouse, une réunion consacrée aux composantes du bien situées en région Midi-Pyrénées et à leur gouvernance. Une nouvelle réunion a eu lieu le 19 janvier 2015. <br />  A ces réunions sont invités les propriétaires et gestionnaires des biens supports de l'inscription des chemins.&nbsp; Elles ont pour objectif</div>    <blockquote>de faciliter la création et l'organisation de commissions locales qui participeront à la gouvernance du bien par l'harmonisation des actions de valorisation des composantes du bien.. Ces commissions devront, à terme, contribuer à la mise en œuvre des périmètres de "zones tampons" Unesco ainsi qu'à l'élaboration de plans de gestion locaux.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une définition évolutive du Bien</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Depuis 1998, l'ACIR s'est employée à faire apposer des plaques sur les bâtiments ayant servi de jalons pour définir les chemins inscrits au Patrimoine mondial. Ces plaques indiquent que :</div>    <blockquote>Au titre de la convention internationale pour la protection du patrimoine culturel et naturel, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ont été inscrits par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial</blockquote>  Le site Internet de l'association précise encore :    <blockquote>L'ensemble du réseau constituant les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France est reconnu par le patrimoine mondial</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Mais une autre définition plus restrictive est apparue au colloque de Poitiers. Il n'est plus question de chemins en France, sans précision. Selon la vice-présidente de l'ACIR, le Bien inscrit est limité aux Régions possédant au moins un jalon.</div>    <blockquote>L’ensemble du bien est disposé dans 13 régions, 32 départements, 95 communes.</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Cette affirmation est en cohérence avec l'arrêté du 30 avril qui limite l'autorité du préfet coordonnateur aux Régions comprenant un des 71 monuments.</div>  Il est précisé en outre que :    <blockquote>la collection [ qui définit le bien ] est considérée par l’UNESCO comme un bien unique. La particularité des biens en série est que leurs composantes sont solidaires les unes des autres.</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Que signifie cette solidarité ? Quelle solidarité entre le dolmen de Pech-Laglaire et le Mont-Saint-Michel ? Entre la cathédrale de Bourges et le pont d'Artigues ou celui dit " du Diable " à Aniane ? L'inflation du langage remplace la précision de la pensée ou l'inadéquation du concept.</div>   <br />  Ndlr, le 5 mars 2018 : <br />  La peur de la désinscription a sans cesse été agitée pour justifier la pérennité de la structure mise en place. Si menaces il y a eu, la lecture des documents publics de l'Unesco, accessibles sur Internet, ne nous a pas permis d'en trouver trace. Le temps mis par la France pour répondre aux premières demandes de l'Unesco et la qualité des réponses auxquelles nous avons eu accès confirment notre impression que ces menaces n'ont jamais été sérieuses. <br />  <a class="link" href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027382354" rel="nofollow" target="_blank">Voir le texte de l'arrêté</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trop de dépenses pour une inscription devenue inutile</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Il nous apparaît clairement que le dossier présenté en 1998 ne serait pas accepté aujourd'hui. Les experts de l'UNESCO seraient sans doute plus regardants sur l'argumentaire et l'authenticité du Bien proposé. Ils exigeraient en outre que ce Bien soit gérable.Or comme le disait un haut fonctionnaire proche du dossier en 1998</div>    <blockquote>" on ne gère pas un mythe ".</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Le ministère de la Culture a lancé une nouvelle tentative pour faire évoluer la définition du Bien en série " chemins de Compostelle " pour l'adapter aux critères de l'UNESCO. Est-ce bien nécessaire ? N'y a-t-il pas plus urgent ?</div>    <div style="text-align: justify;">Le succès du pèlerinage contemporain et le phénomène de société qui lui est lié ont été favorisés par l'inscription de 1998. L'élan est donné et le succès assuré. Il ne nous paraît pas nécessaire de maintenir cette inscription. Elle a été utile mais elle ne reposait pas sur des bases historiques sérieuses. Son maintien n'est pas justifié, quelles que soient les astuces sémantiques inventées.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La proposition d'abandonner cette inscription qui n'a pas d'autre fondement que la comparaison avec l'Espagne paraîtra trop brutale.</div>  <a class="link" href="http://www.saint-jacques-compostelle.info/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-2--nos-propositions_a207.html" target="_blank">Dans un second article</a>, nous présentons des suggestions pour la conserver en respectant l'Histoire&nbsp;.    <div style="text-align: justify;">Pour ceux qui veulent approfondir la notion de bien en série et ses déclinaisons, nous demander copie du compte-rendu du colloque de Poitiers.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Gouvernance-des-chemins-de-Compostelle-1--le-deni-de-l-histoire_a180.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour marcher les yeux ouverts</title>
   <updated>2023-04-12T15:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Pour-marcher-les-yeux-ouverts_a198.html</id>
   <category term="OPINIONS" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/7262303-11160577.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-12T12:46:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La thèse de doctorat d'histoire de Denise Péricard-Méa et les travaux de Bernard Gicquel, en particulier sa traduction intégrale du Codex calixtinus sont les fondements des publications de la Fondation. Sur leur base, les recherches ont été poursuivies jusqu'à l'époque contemporaine. Elles ont été confortées et enrichies par l'apport d'Ofelia Rey-Castelao, professeur à l'université de Santiago. Elles ont bénéficié des concours des chercheurs bénévoles et des étudiants qui ont travaillé avec la Fondation depuis sa création en 2002 sous l'égide de l'Institut Européen des Itinéraires Culturels. Cet article présente les principaux ouvrages publiés par Denise Péricard-Méa.     <div><b>La vision du XIXe</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160577.jpg?v=1418388603" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <strong>Ce livre fait rêver.</strong> Il date de la fin du XIXe siècle qui a découvert Compostelle et le tombeau de saint Jacques et inventé le Guide du pèlerin et les chemins de Compostelle.&nbsp;  <div style="text-align: justify;">L'auteur ne dit pas s'il est allé à Compostelle mais son récit est celui d’un pèlerin, fut-il en « wagon capitonné ». Il a connu à Moissac un de ces pèlerins au chapeau encoquillé, avec cape et bourdon, promenant dans les processions des parfums de piété, d’aventure, de dangers et de dévotions. Il s’attache à faire revivre ces témoins d’un autre âge. Il s’émerveille et fait partager son enthousiasme. Paru en 1898 et réédité pour l’année jubilaire 1909, cet ouvrage témoigne de l'esprit d'une époque dont les idées sont dépassées.</div>  Camille Daux, grand érudit, historien du diocèse de Montauban, a publié plusieurs ouvrages sur Compostelle et les chants de pèlerins. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Récits de pèlerins</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Les récits de voyages à Compostelle apportent des informations de première main. Elles remplacent avantageusement l'imaginaire hérité des érudits qui, au XIXe siècle, ont découvert le dernier Livre du <em>Codex calixtinus </em>et en ont tiré des conclusions hâtives qui polluent encore l'histoire de Compostelle<em>.</em> Les véritables aventures des voyageurs de jadis donnent la juste mesure de l'aventure du pèlerinage contemporain.</div>    <div style="text-align: justify;">Elles montrent des hommes de chair et d'os et non les multitudes imaginaires de pieux pèlerins médiévaux. Ils voyagent dans les mêmes conditions que les hommes de leur temps, grande différence avec les pèlerinages contemporains.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160666.jpg?v=1418387083" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le 25 novembre 1465, Léon de Rozmital, seigneur tchèque, part de Prague en grand équipage pour un long voyage à travers l’Europe. Il se définit comme un pèlerin qui “voulait rendre visite à tous les royaumes chrétiens mais aussi à toutes les principautés ecclésiastiques et civiles en terres germaniques et romanes et voulait tout particulièrement se rendre au Saint-Sépulcre et au tombeau du bien-aimé apôtre Jacques … de telle sorte qu’il puisse tirer au mieux profit et avantage pour sa propre vie”. Ce projet se double du désir de “s’exercer dans l’art militaire” et “d’étudier les usages des différents pays”. Dans la ligne des ambassades du roi Georges, il s'agit aussi d'un voyage diplomatique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160808.jpg?v=1418411961" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">1494, la peste sévit à Nuremberg. Bien que médecin, Jérôme Münzer quitte la ville. Il entreprend un long voyage dont le récit est passionnant. En Suisse, il rencontre le pape, alors à Genève. Il traverse la France, puis parcourt l’Espagne et le Portugal. Témoin privilégié de la situation deux ans après la Reconquête, il donne de Grenade une description sans précédent. Sous couvert de voyage " touristique ", il est en mission diplomatique pour l’empereur Maximilien. Il rencontre les Rois Catholiques. Humaniste du XVe siècle, Münzer étonne souvent le lecteur contemporain. Ses précieuses informations sur l'Espagne du XVe siècle complèteront utilement les guides touristiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11170458.jpg?v=1418624546" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ce récit d'un pèlerinage à Rome, Jérusalem et Compostelle est un vrai livre d'aventures. L'escapade au Jourdain était périlleuse. La flotte turque a menacé la galée des pèlerins. Le retour de Compostelle en hiver dans les inondations est à peine imaginable.</div>    <div style="text-align: justify;">Marchand de drap à Valenciennes, l'auteur a un&nbsp;sens de l'observation aiguisé et un esprit très fin qui l'aident à sortir des situations les plus délicates.</div>    <div style="text-align: justify;">L'adaptation du langage de l'auteur faite par Denise Péricard-Méa rend ce récit de " son ami Jean de Tournai " particulièrement attachant.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162683.jpg?v=1418412479" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ces neuf voyageurs des XVe et XVIe siècles ont en commun d’être allés à Compostelle et d’en avoir laissé un récit. Ils sont religieux, nobles ou militaires, et chacun révèle des intérêts, des inquiétudes et des objectifs particuliers. Ce livre ne cherche pas à établir à partir d’eux un portrait du pèlerin-type. Il a pour but de faire partager leur expérience.</div>    <div style="text-align: justify;">Il intéressera bien sûr les pèlerins d’aujourd’hui, qui souhaitent “ mettre leurs pas ” dans ceux de leurs lointains prédécesseurs, le plus souvent sans les connaître.</div>    <div style="text-align: justify;">Au-delà du monde pèlerin, <strong>tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et aux mentalités feront leur profit de cet ouvrage</strong>. Outre le récit du pèlerinage, les narrations de ces voyageurs ont l’immense intérêt d’être un remarquable fond historique montrant la situation politique de l’Europe à l'époque de ces pèlerinages.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11163122.jpg?v=1418424971" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">1963,&nbsp; 4 cavaliers emboîtent le pas d’Henri Roque pour rejoindre à cheval Saint-Jacques de Compostelle. Accompagnés depuis le Somport par 4 officiers espagnols, ils atteignent leur but le 28 juin 1963. Partis pour promouvoir le tourisme équestre, ils se trouvent engagés dans le développement du pèlerinage à Compostelle en réponse au souhait de Franco.</div>    <div style="text-align: center;">Un livre unique par ses multiples aspects.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux sujets politiques</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La thèse de Denise Péricard-Méa avait déjà souligné la dimension politique de Compostelle. Deux ouvrages l'ont explorée de façon plus approfondie et présentent une grande originalité. Facilement accessibles ils s'adressent à un large public intéressé par l'histoire.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162735.jpg?v=1418413655" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">L'inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial fait l'objet d'une large publicité. Grâce à elle des marcheurs du monde entier parcourent ces chemins contemporains. Mais obtenue par un subterfuge, elle repose sur des bases fragiles. La connaissance des cultes à saint Jacques et du patrimoine permet à la Fondation d'avancer des propositions.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162695.jpg?v=1418412752" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">En Espagne, au début du XIIe siècle, l'apôtre pêcheur se transforme en chevalier venant au secours des armées chrétiennes. Il apparaît dans le ciel, monté sur un cheval blanc, armé d’une épée et déployant un grand étendard. La chronique espagnole du XIe siècle <em>Historia Silense</em> place sa première apparition&nbsp; lors de la bataille de Clavijo près de Logrono. Des images de ce cavalier apparaissent, comme, en 1175, dans la donation d'Uclès. Mais aucun qualificatif n'est&nbsp; donné à saint Jacques. De nos jours, saint Jacques combattant est dit " Matamore ". Denise Péricard-Méa a&nbsp; étudié l'origine du mot matamore. Elle dévoile qui l'a utilisé le premier pour qualifier saint Jacques. Fait&nbsp; surprenant, les lecteurs découvriront que les Sarrasins n’ont pas été les premières victimes de l’épée de saint Jacques.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le livre du 1200e anniversaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11170492.jpg?v=1418625834" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      Denise Péricard-Méa a été choisie par le ministère de la Culture pour présenter le 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint jacques commémoré en 2013. <br />  Ce choix rend hommage à l'ensemble de ses travaux qui ont reçu ainsi une consécration officielle. <br />  Accessible à tous, le livre édité à cette occasion est une excellente synthèse des connaissances actuelles sur le pèlerinage à Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Panorama de tous les livres de Denise Péricard-Méa</b></div>
     <div>
      Tous les livres publiés par Denise Péricard-Méa se trouvent sur Amazon. Certains peuvent y être feuilletés. <br />  La Fondation met à votre disposition une boutique qui les présente et vous permet de mieux les connaître avant de faire votre choix. <br />  <a class="link" href="http://astore.amazon.fr/sainjacqetcom-21" target="_blank">Accès à la boutique</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Pour-marcher-les-yeux-ouverts_a198.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Tempête pour un anniversaire</title>
   <updated>2013-03-15T12:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Tempete-pour-un-anniversaire_a160.html</id>
   <category term="OPINIONS" />
   <published>2013-03-13T23:17:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pierre Magnaval a eu l'amabilité de nous faire connaître par Facebook un document surprenant émanant de l'Association de Coopération Interrégionale des chemins de Compostelle (ACIR). Document publié le 13 mars en fin de soirée. Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce document que nous faisons suivre d'une première réaction, sans préjuger d'autres suites. Merci à Pierre Magnaval de nous avoir permis cette mise au point. Ce document a été retiré de Facebook dans la journée du 14 mars. Il en conserve son intérêt, dans l'attente d'autres informations.     <div><b>Texte de Pierre Magnaval sur Facebook</b></div>
     <div>
      «&nbsp;Ci-dessous, très intéressant communiqué de l'ACIR (agence de coopération inter-régionale des Chemins de Compostelle). <br />  Compostelle monte à la tête de certains ! <br />  Faites confiance à L'ACIR, eux, ce sont des gens sérieux !!&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le communiqué de l'ACIR</b></div>
     <div>
      «&nbsp;A l'attention de Mesdames et messieurs les Maires, Adjoints au Maire des Communes et des responsables culturels des Collectivités adhérentes à l'ACIR Compostelle <br />  A l'attention de mesdames et Messieurs les élus en charge du suivi de l'action culturelle, du tourisme et de l'inscription au patrimoine mondial <br />  A l'attention de mesdames et messieurs les animateurs du patrimoine ou responsable d'associations culturelles.&nbsp;» <br />   <br />  Madame, Monsieur, <br />  Nombre de nos adhérents et acteurs institutionnels de la valorisation des chemins de Saint-Jacques de Compostelle nous ont fait part de leur étonnement de recevoir de la part d’une association (David Parou) l’information selon laquelle le Ministère de la Culture envisage d’inscrire dans son calendrier des commémorations 2013 la découverte du tombeau de saint Jacques en Galice (813). Leur étonnement provient du fait que cette association en profite pour leur faire, par le même courrier, une offre de service. <br />   <br />  La forme de ce courrier et la pièce jointe, qui n’est qu’un document de travail interne au Ministère de la Culture, pourrait en effet laisser croire que l’association David Parou est mandatée pour faire la promotion de l’évènement. Ceci est faux : le calendrier des manifestations 2013 du ministère de la Culture n’est pas encore paru et la commémoration signalée n’est donc pas encore officielle. De plus, la démarche de l’association David Parou paraît particulièrement inappropriée, le Ministère de la Culture ayant confié à notre association la mission de rassembler et d'animer le réseau du bien culturel en série « Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. C'est pourquoi il nous a semblé utile de porter cette situation à la connaissance du Ministère. <br />  Nous tenons également à vous informer que l'association David Parou n'a reçu quant à elle aucun mandat du Ministère de la Culture pour la mise en oeuvre de la commémoration de cet évènement. La démarche entreprise par cette association revêt donc un caractère strictement privé. A noter par ailleurs qu’il s’agit d’un organisme en critique radicale sur l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial. <br />   <br />  L’ACIR Compostelle demeure à votre service pour : <br />  vous conseiller sur des contenus de programmation culturelle autour de cette commémoration, mais aussi autour d’autres thèmes nationaux ou plus locaux, et qui méritent tout autant d'être valorisés : 1700ème anniversaire de la proclamation de l'édit de Milan décidant de la tolérance du christianisme (313) ; centenaire de l’adoption de la loi de protection des monuments Historiques (1913) ; millénaire des sanctuaires de Rocamadour (patrimoine mondial), <br />  950e anniversaire de la consécration de l'abbatiale de Moissac (patrimoine mondial) ; 50e anniversaire de la première chevauchée vers Compostelle… <br />  vous accompagner dans les actions de sensibilisation aux enjeux du patrimoine mondial avec l'aide d'organismes qualifiés à travers des conférences ou des expositions, relayer vos programmations sur notre site Internet et via nos relations avec des médias… <br />  Recevez nos cordiales salutations
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Première réaction de la Fondation</b></div>
     <div>
      Le moins qu'on puisse dire des informations données par&nbsp; l'ACIR est qu'elle sont sujettes à caution tant en ce qui concerne la Commémoration nationale que la mise en cause de l'association David Parou Saint-Jacques. <br />  &nbsp; <br />  I - L'annuaire des Commémorations nationales 2013 est paru. <br />  Le 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint Jacques à Compostelle y figure.&nbsp; <br />  La notice signée par Denise Péricard-Méa se trouve aux pages 238-240. La présentation officielle du recueil est programmée le 20 mars prochain à l'hôtel de Sully à Paris. <br />   <br />  II - L'ACIR propose de <br />  « conseiller sur des contenus de programmation culturelle autour de cette commémoration, mais aussi - et c'est pour nous une surprise - autour du 50e anniversaire de la première chevauchée vers Compostelle &nbsp;». <br />   <br />  Comment peut-elle ignorer que Denise Péricard-Méa publie en avril prochain&nbsp; un livre de 365 pages&nbsp; <em>L'Homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963,</em> aux éditions <em>C'est à dire</em> à Forcalquier. L'un des membres de cette chevauchée était René de La Coste-Messelière, vieil ami de l'ACIR. Aurait-il&nbsp; laissé un journal de voyage manuscrit qui nous aurait échappé ? Ou s'agirait-il d'une autre chevauchée que celle dirigée par Henri Roque&nbsp; ? <br />   <br />  III - L'ACIR conteste que notre association fasse «&nbsp;des offres de services&nbsp;». Nous sommes effectivement une association privée, donc qui ne coûte rien aux finances publiques, mais c'est bien notre but d'offrir grâcieusement à un large public des résultats de recherche sur nos nombreux sites Internet et dans les livres publiés par plusieurs éditeurs. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Tempete-pour-un-anniversaire_a160.html" />
  </entry>
</feed>
