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  <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
  <description><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
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   <title>Un article censuré par La Croix</title>
   <pubDate>Fri, 05 Jul 2013 17:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <dc:creator>IRJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[HISTOIRE  ET LÉGENDES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici un article dont La Croix a jugé bon de priver ses lecteurs. Il avait été proposé par Denise Péricard-Méa après deux heures d'entretien avec une journaliste qui l'avait sollicitée en vue de pages spéciales à paraître sur Compostelle en juillet dans le cadre du 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint Jacques. La veille de la parution, elle a été prévenue que cet article ne paraîtrait pas. Ce quotidien est évidemment libre de ses choix éditoriaux. Il l'est aussi de censurer les personnes qu'il sollicite sans leur fournir d'explications. Nos visiteurs pourront se faire leur propre opinion.     <div><b> – On commémore cette année le 1200 e anniversaire de la découverte du tombeau de saint Jacques à Compostelle et 1 200 ans de pèlerinage. Que s’est-il passé en 813 ?</b></div>
     <div>
      Au 8e siècle, les Sarrasins envahissent l’Espagne. Pour résister à l’Islam, les royaumes chrétiens ont besoin d’un protecteur puissant. Ce sera saint Jacques, dont les <em>Actes des apôtres</em> rapportent la décapitation à Jérusalem en l’an 44. Connu comme évangélisateur de l’Occident, un poème le désigne comme « protecteur et saint patron de l’Espagne ». Au siècle suivant, un tombeau, miraculeusement retrouvé en Galice, est reconnu comme étant celui de saint Jacques par l’évêque d’Ira-Flavia. Le roi Alphonse II, pour affirmer son pouvoir, y fait édifier une église. Histoire et légende sont intimement liées. 813 a été retenue comme la date symbolique de la découverte du tombeau, en lien avec la légende de Charlemagne, telle qu’elle est écrite au 12e siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>– De quel texte s’agit-il ? Quelle est son importance pour la renommée du sanctuaire galicien ?</b></div>
     <div>
      En 1121, le pape Calixte II élève Compostelle au rang d’archevêché. À cette époque est constitué le <em>Codex calixtinus</em> à partir de textes antérieurs. Il raconte la Translation de saint Jacques et ses miracles, et inclut la <em>Chronique de Turpin</em>, récit rédigé quatre siècles après la délivrance du tombeau par Charlemagne. Inséré dans les <em>Grandes Chroniques de France</em>, ce texte fut largement diffusé dans les cours européennes où il f<strike>a</strike>it connaître Compostelle, y attirant surtout la noblesse. La chronique a été reconnue fausse au 18e siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> – Qui étaient au Moyen Âge les pèlerins de Saint Jacques ? D’où venaient-ils ?</b></div>
     <div>
      Il y a peu de traces d’étrangers venus à Compostelle dans les premiers siècles après la découverte du tombeau. Le plus célèbre est l’évêque du Puy, Godescalc, dont la visite est attestée en 951. Au Moyen Âge le pèlerinage n’avait pas le sens actuel de voyage de dévotion. Les voyageurs visitaient les sanctuaires tout en poursuivant leurs activités : commerce, artisanat, art ou combat. C’est ainsi que des chevaliers européens, participant à la <em>Reconquista</em>, visitent Compostelle. <br />  Après la prise de Grenade (1492), le pape déclare Compostelle 3e grand pèlerinage après Jérusalem et Rome. Sa fréquentation augmente et n'est pas freinée par la Réforme. Le sanctuaire galicien attire alors que la Contre-Réforme a supprimé beaucoup de petits sanctuaires. <br />  Le pèlerinage connut des périodes de déclin, en particulier du fait des guerres napoléoniennes, mais il n’est jamais tombé dans l’oubli. En juillet 1883, un groupe de 25 Assomptionnistes partis de Burgo de Osma où ils étaient exilés fit par exemple le pèlerinage. Une lettre, datée du 9 juillet 1883 mentionne : « Nous lisons <em>La Croix</em> avec amour. Nous prions bien pour elle à Saint-Jacques et nous avons fait toucher ses premiers numéros à la tombe ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> – À quoi est dû le succès actuel du pèlerinage ?</b></div>
     <div>
      En 1884, Léon XIII publie la Lettre apostolique <em>Deus Omnipotens</em> reconnaissant les reliques de saint Jacques et relance le pèlerinage. Deux années plus tôt avait été édité, en latin, le dernier livre du <em>Codex Calixtinus</em> mentionnant quatre chemins qui se réunissaient à Puente la Reina et formaient le <em>camino francés</em>. Une traduction française est publiée en 1938 sous le titre de <em>Guide du pèlerin</em>. De nombreux érudits se mettent alors à chercher ces chemins. Pendant la guerre civile, Franco enrôle par ailleurs saint Jacques dans sa lutte contre les républicains et le communisme. En 1948, il émet le vœu d’ouvrir le <em>camino</em> au-delà du rideau de fer puis soutient son aménagement, moyen pour lui de se rapprocher de l’Europe. Promue par l’Espagne, l’idée de faire des chemins de Compostelle un symbole fort de la construction européenne, s’impose progressivement. En 1982, Jean-Paul II, en pèlerinage à Compostelle, proclame que « l’Europe tout entière s’est trouvée elle-même autour du mémorial de saint Jacques, aux siècles où elle s’édifiait en continent homogène et spirituellement unique » et l’exhorte à retrouver ses racines chrétiennes. En 1987, les chemins de Compostelle sont déclarés premier itinéraire culturel européen par le Conseil de l’Europe. En 1993, l’Unesco inscrit le <em>Camino francés</em> au Patrimoine mondial. L’Église de France, puis les évêques d’Europe, mesurant le potentiel spirituel du pèlerinage, s’efforcent de le favoriser et de l’accompagner. Depuis 1993, le nombre de marcheurs va croissant. Le pèlerinage répond aux attentes des femmes et des hommes d’aujourd’hui, qu’ils poursuivent une quête spirituelle, désirent marcher au long cours ou découvrir des richesses architecturales ou culturelles. Mais au final, la valeur attachée au chemin et à Compostelle est celle que ceux qui marchent vers ce qui les dépasse lui accordent, hier comme aujourd’hui. <br />  Recueilli par M de S
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le pèlerinage n’est jamais tombé dans l’oubli</b></div>
     <div>
      Si le pèlerinage à Compostelle existe depuis la découverte du tombeau de saint Jacques au 9e siècle, c’est au 12e siècle que Compostelle acquiert une véritable renommée. Au 20e siècle des chemins sont tracés et balisés et le pèlerinage prend une ampleur inconnue depuis son origine. <br />  Denise Péricard Méa. Pèlerine de Compostelle en 1982, docteur en histoire, auteur de Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Âge (PUF), anime avec Louis Mollaret une association de chercheurs indépendants : la Fondation David Parou Saint Jacques (1).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vos avis nous intéresseront</b></div>
     <div>
      La Fondation sera reconnaissante aux lecteurs de cet article de lui faire connaître les raisons de cette censure qu'ils peuvent deviner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un hebdomadaire qui n'a pas peur de l'histoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5671561-8525056.jpg?v=1374593231" alt="Un article censuré par La Croix" title="Un article censuré par La Croix" />
     </div>
     <div>
      Dans son numéro du 19 juillet, <em>France Catholique</em> consacre plusieurs pages à une interview de Denise Péricard-Méa, s'associant ainsi à la Commémoration nationale et aux ouvertures dont elle peut être l'occasion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.institut-irj.fr/Un-article-censure-par-La-Croix_a166.html</link>
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   <title>L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963</title>
   <pubDate>Mon, 22 Apr 2013 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[PÈLERINS ET PÈLERINAGES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   1963, l’aventure commence, 4 cavaliers emboîtent le pas d’Henri Roque pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. Accompagnés depuis le Somport par 4 officiers espagnols, ils atteignent leur but le 28 juin 1963. Partis pour une aventure sans lendemain, comme pour un défi, on découvre, ils découvrent, qu’ils ont été les pionniers de la reconversion du cheval dans la société d’aujourd’hui, qu’ils ont montré le chemin à tous les pratiquants d’équitation d’extérieur.     <div><b>Récit du premier pèlerinage à cheval à Compostelle et portrait d'un homme d'exception</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5308373-7921868.jpg?v=1363040999" alt="L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963" title="L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963" />
     </div>
     <div>
      Après plus de deux ans de recherches, Denise Péricard-Méa a&nbsp; retrouvé le récit original écrit par Henri Roque. Elle le&nbsp; publie, complété des récits d'autres participants et de nombreux témoignages sur cet homme exceptionnel que fut le promoteur de cette chevauchée, le premier maître-randonneur, celui qui a ouvert la voie à la promotion du pèlerinage contemporain à Compostelle. <br />   <br />  Le journal de ce voyage vient de paraître, augmenté de la biographie d’Henri Roque et de nombreux témoignages et photos. On y découvre un homme d’exception, avec ses zones d’ombre et de lumière. Exubérant, théâtral, féru d’histoire, conteur hors pair, il a imposé ce nouveau mode d’équitation ; le Tourisme équestre. <br />   <br />  Ouvrage publié avec l’autorisation et le soutien de Vanina Roque-Troisgros, fille de l'auteur <br />  Préface de Marc Ambroise-Rendu et Jean-Pierre Bernadac, participants à la chevauchée <br />  Avant-propos : L’Homme à cheval, la naissance du tourisme équestre, son mariage avec Compostelle. <br />  A - Récits croisés de la chevauchée par les participants, en France et en Espagne et bilan <br />  B - Pour comprendre cette chevauchée : l’imaginaire du pèlerinage en 1963,&nbsp; un pèlerinage politico-religieux. <br />  C - Mieux connaître et comprendre l’Homme à cheval <br />   <br />  Index des noms de lieux et de personnes et orientations bibliographiques
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le récit truculent et savoureux du premier maître-randonneur ayant conduit des pèlerins à Compostelle</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5308373-7921869.jpg?v=1366188212" alt="L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963" title="L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963" />
     </div>
     <div>
      Écrit par Henri Roque, pionnier du tourisme équestre professionnel, ce récit avait été perdu. Il n’en restait que quelques articles parus dans <em>Plaisirs équestres</em> en 1973. Retrouvant par hasard l’un d’eux, Denise Péricard-Méa, elle-même pèlerine à cheval en 1982, s’est lancée à la recherche de ces cavaliers qui l’avaient précédée. Grâce à Internet, elle a retrouvé Marc Ambroise-Rendu, journaliste, organisateur de la chevauchée aux côtés d’Henri Roque. Par un heureux hasard il possédait un exemplaire du récit et un épais dossier qui allait livrer de très riches archives et ouvrir la voie à un récit passionnant ...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un commentaire élogieux du Nouvel Obs</b></div>
     <div>
      Voici ce qu'écrit Jérôme Garcin à propos de ce livre : <br />   <br />  «&nbsp;Enfin, voici que paraît «l'Homme à cheval sur les chemins de Compostelle» (C'est-à-Dire, 26 euros), le récit posthume d'Henri Roque. Au printemps 1963, il partit à cheval d'Eygalières pour Saint-Jacques avec quatre «chevaliers de la lune», comme les appelait Christine de Rivoyre, qui galopa un temps à leur côté. La chevauchée n'était pas seulement sportive, elle était aussi religieuse et idéologique - Roque, un ancien pétainiste, ne cachant pas son admiration pour le régime de l'abominable Franco. Et pourtant ce livre est un document instructif, parfois exaspérant, sur le pèlerinage de Compostelle, son histoire qui remonte au Moyen Age et sa cohorte de croisés exaltés qui croient vivre au temps du pape Calixte II. A côté d'Henri Roque, Alix de Saint-André et Jean-Christophe Rufin passent pour des trotskistes-léninistes. Mais Dieu reconnaîtra les siens.&nbsp;» <br />   <br />  Voir l'article complet de Jérôme Garcin dans<a class="link" href="http://bibliobs.nouvelobs.com/la-tendance-de-jerome-garcin/20130805.OBS2214/les-ecrivains-aussi-vont-a-compostelle.html" target="_blank"> le Nouvel Obs</a>  <br />   <br />  Interrogé par Denise Péricard-Méa sur ce qui l'avait exaspéré dans le livre, Jérôme Garcin a répondu : <br />  «&nbsp; ...<em> il n’y a rien d’ « exaspérant » dans votre texte, au contraire, il est d’une exactitude et d’une lucidité remarquables. Ce qui, je l’avoue, m’a parfois exaspéré, c’est, à mesure que progresse le pèlerinage, l’exaltation idéologique et religieuse de Roque, à la limite du fanatisme, qui ne cesse de croître. Au point d’ailleurs que certains de ses compagnons de route le supportent mal eux-mêmes.<strong>Reste, encore une fois, un document exceptionnel, et sur le pèlerinage, et sur l’époque</strong></em><strong>.</strong> »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Demandez-le à votre libraire !</b></div>
     <div>
      <div align="center"><em>Henri Roque, L’Homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963</em></div>  &nbsp; <br />  Editions <em>C’est-à-dire</em>, Forcalquier <br />  368 pages, format 165 x 230 mm, ill. en noir et blanc <br />  collection « mille mots chuchotés » <br />  ISBN 9782918235088 / 26 euros
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un avant-goût du livre, préfaces des deux participants</b></div>
     <div>
      <strong>Marc Ambroise-Rendu</strong> <br />   <br />  Voilà un demi-siècle cinq cavaliers français enfourchaient de petits chevaux Barbes, à Eygalières dans les Alpilles et prétendaient gagner en cet équipage Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice espagnole. La randonnée équestre reprendrait les chemins des pèlerins d'autrefois coupés depuis au moins 27 ans par la guerre civile, l'isolement du régime franquiste et la seconde guerre mondiale. Hormis ces cinq rêveurs personne ne croyait à la réussite d'une telle entreprise. Que d'obstacles en effet : la modestie des montures, l'inexpérience des chevaucheurs hormis le premier d'entre eux, Henri Roque, pionnier du tourisme équestre, leur résistance physique à 40 jours de selle, l'incertitude des écuries et de la pitance pour les chevaux, la disparition des anciens chemins, la haute frontière pyrénéenne, l'attitude des autorités espagnoles, l'hébergement des hommes et des bêtes le long d'un itinéraire ibérique fort pauvre et déserté depuis si longtemps, etc. Pourtant, après moult péripéties, six semaines et 1200 kilomètres plus tard, les cinq aventuriers atteignaient leur but. <br />  Après le tapage médiatique accompagnant ce qui fut considéré à l'époque comme une sorte d'exploit le silence est vite retombé. Parmi les cavaliers trois ont disparu et les deux survivants de la « chevauchée de Compostelle » avaient tourné la page. <br />  Pas tout le monde. Denise Péricard-Méa, docteur en histoire et spécialiste des pèlerinages compostellans, s'est intéressée à celui-ci datant de 1963. Elle a décidé de retrouver les notes de voyage laissés par certains des cavaliers et de les agencer de manière à reconstituer étape par étape ce périple original. Mais aussi de l'enrichir grâce à des mises en perspective dans le domaine sportif, touristique, politique et humain. Nous les « survivants » —qui n'avons rien oublié— l'avons encouragée dans son entreprise. <br />  En effet c'est d'abord un chapitre de notre histoire personnelle qui ressurgit. Une histoire qui nous a marqués, qui a conforté nos goûts et qui peut-être a orienté nos choix ultérieurs. C'est aussi un événement —nous en avons pris conscience au cours des années suivantes— qui a poussé de nombreux pseudopodes. La chevauchée de Compostelle modèle 1963 a révélé les possibilités et l'intérêt du tourisme équestre. Avec de rustiques montures il est possible de randonner loin et à l'économie. C'était presque révolutionnaire en ce temps-là dans les milieux hippiques. Elle a réouvert la direction de Saint-Jacques à d'autres cavaliers mais aussi à des marcheurs qui aujourd'hui sont devenus légion. Ce faisant la coloration religieuse et même expiatoire du cheminement traditionnel a eu tendance à s'estomper derrière l'image du voyage pour le plaisir. Nous étions les pionniers d'une sorte de laïcisation du pèlerinage. <br />  L'irruption de cavaliers français sur <em>el camino francés</em> a concrétisé encore un virage politique. D'une part arrivait aux commandes une génération de jeunes franquistes qui souhaitait moderniser son pays et, pour ce faire, rendre les Pyrénées plus transparentes. Et même au-delà s'ouvrir sur l'Europe. Dédiaboliser le régime, en somme. Nous tombions à pic. Cette attitude coïncidait d'autre part avec la nouvelle attirance de nos compatriotes pour les rivages et les terroirs espagnols et même avec les opportunités de placements financiers. Bref, on entamait un long itinéraire vers l'acceptation réciproque et la réconciliation. <br />  Enfin le périple et la longue cohabitation de 40 jours a été l'occasion de découvrir les personnalités toujours originales de nos compagnons. Henri Roque, patron de l'expédition, son initiateur et le fournisseur de la cavalerie, ainsi que son camarade Barreaud de Lacour ont révélé leur penchant politique en faveur du franquisme. Du coup ils ont soulevé un pan du voile qui recouvrait leur passé. On verra qu'ils n'en étaient pas à leur première aventure. <br />  Tout cela devient clair à la lecture du récit monté par Denise Péricard-Méa et des informations qu'elle a judicieusement rassemblées autour de cette colonne vertébrale. Nous l'en remercions car son travail donne sa vraie dimension à ce qui aurait pu rester une pittoresque promenade. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Jean-Pierre Bernadac </strong>&nbsp; <br />   <br />  Avoir 25 ans, retour de la guerre d’Algérie, en passe de rentrer dans la vie active et se voir proposer un raid hippique de 40 jours ne se refuse pas. L'aventure commence, l'aventure continue. Aujourd'hui les épisodes de cette chevauchée s'estompent doucement dans le cheminement de la vie jusqu'à ce jour où je reçois cet appel de Denise Péricard, historienne, qui désire écrire un récit de notre voyage. <br />  Comment cette simple chevauchée devient un fait historique ? ! <br />  Cinquante ans après le jeune inconscient découvre que son aventure l'a plongé et dans le passé et dans le futur. <br />  En France nous sommes devenus les porte-flambeaux du tourisme équestre, révélant une nouvelle forme de voyage. En Espagne notre raid devient pèlerinage, nous portons haut le drapeau de la chrétienté ! Nous rentrons à cheval dans les églises, nous sommes reçus en grande pompe à Saint-Jacques-de-Compostelle. <br />  En France des amis nous accompagnaient, en Espagne les militaires nous encadrent ; nous participons à l'ouverture du pays à la démocratisation ! Le futur roi d'Espagne nous reçoit. <br />  Nous suivions des chemins, en fait nous faisions revivre l'antique chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle, <em>el camino francés</em>. Nous étions devenus des pèlerins. <br />  Et que dire de mes compagnons de voyage dont je découvre cinquante ans après qu'ils n'étaient pas tout à fait ce que je pensais ? Et tout particulièrement Henri Roque, l'ami prolixe et secret à la fois, expansif et torturé. <br />  Merci à Denise Péricard de m'avoir rendu plus conscient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sommaire détaillé</b></div>
     <div>
      <div>La chevauchée racontée par les participants</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Bilan et impact médiatique de la chevauchée</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Mon pèlerinage pour comprendre cette chevauchée</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>L’imaginaire du pèlerinage en 1963</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Un pèlerinage politico-religieux en Espagne</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Mieux connaître l’« Homme à cheval »</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>L’apport d’Henri à Compostelle confisqué par le comte</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Le « centaure d’Eygalières » vu par ses amis-clients</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Epilogue</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Que sont devenus les autres « zozos » ?</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Index des lieux et des personnes</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Bibliographie</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.institut-irj.fr/L-homme-a-cheval-sur-les-chemins-de-Compostelle-1963_a159.html</link>
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   <title>Tempête pour un anniversaire</title>
   <pubDate>Wed, 13 Mar 2013 23:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRJ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[OPINIONS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pierre Magnaval a eu l'amabilité de nous faire connaître par Facebook un document surprenant émanant de l'Association de Coopération Interrégionale des chemins de Compostelle (ACIR). Document publié le 13 mars en fin de soirée. Nous publions ci-dessous l'intégralité de ce document que nous faisons suivre d'une première réaction, sans préjuger d'autres suites. Merci à Pierre Magnaval de nous avoir permis cette mise au point. Ce document a été retiré de Facebook dans la journée du 14 mars. Il en conserve son intérêt, dans l'attente d'autres informations.     <div><b>Texte de Pierre Magnaval sur Facebook</b></div>
     <div>
      «&nbsp;Ci-dessous, très intéressant communiqué de l'ACIR (agence de coopération inter-régionale des Chemins de Compostelle). <br />  Compostelle monte à la tête de certains ! <br />  Faites confiance à L'ACIR, eux, ce sont des gens sérieux !!&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le communiqué de l'ACIR</b></div>
     <div>
      «&nbsp;A l'attention de Mesdames et messieurs les Maires, Adjoints au Maire des Communes et des responsables culturels des Collectivités adhérentes à l'ACIR Compostelle <br />  A l'attention de mesdames et Messieurs les élus en charge du suivi de l'action culturelle, du tourisme et de l'inscription au patrimoine mondial <br />  A l'attention de mesdames et messieurs les animateurs du patrimoine ou responsable d'associations culturelles.&nbsp;» <br />   <br />  Madame, Monsieur, <br />  Nombre de nos adhérents et acteurs institutionnels de la valorisation des chemins de Saint-Jacques de Compostelle nous ont fait part de leur étonnement de recevoir de la part d’une association (David Parou) l’information selon laquelle le Ministère de la Culture envisage d’inscrire dans son calendrier des commémorations 2013 la découverte du tombeau de saint Jacques en Galice (813). Leur étonnement provient du fait que cette association en profite pour leur faire, par le même courrier, une offre de service. <br />   <br />  La forme de ce courrier et la pièce jointe, qui n’est qu’un document de travail interne au Ministère de la Culture, pourrait en effet laisser croire que l’association David Parou est mandatée pour faire la promotion de l’évènement. Ceci est faux : le calendrier des manifestations 2013 du ministère de la Culture n’est pas encore paru et la commémoration signalée n’est donc pas encore officielle. De plus, la démarche de l’association David Parou paraît particulièrement inappropriée, le Ministère de la Culture ayant confié à notre association la mission de rassembler et d'animer le réseau du bien culturel en série « Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. C'est pourquoi il nous a semblé utile de porter cette situation à la connaissance du Ministère. <br />  Nous tenons également à vous informer que l'association David Parou n'a reçu quant à elle aucun mandat du Ministère de la Culture pour la mise en oeuvre de la commémoration de cet évènement. La démarche entreprise par cette association revêt donc un caractère strictement privé. A noter par ailleurs qu’il s’agit d’un organisme en critique radicale sur l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial. <br />   <br />  L’ACIR Compostelle demeure à votre service pour : <br />  vous conseiller sur des contenus de programmation culturelle autour de cette commémoration, mais aussi autour d’autres thèmes nationaux ou plus locaux, et qui méritent tout autant d'être valorisés : 1700ème anniversaire de la proclamation de l'édit de Milan décidant de la tolérance du christianisme (313) ; centenaire de l’adoption de la loi de protection des monuments Historiques (1913) ; millénaire des sanctuaires de Rocamadour (patrimoine mondial), <br />  950e anniversaire de la consécration de l'abbatiale de Moissac (patrimoine mondial) ; 50e anniversaire de la première chevauchée vers Compostelle… <br />  vous accompagner dans les actions de sensibilisation aux enjeux du patrimoine mondial avec l'aide d'organismes qualifiés à travers des conférences ou des expositions, relayer vos programmations sur notre site Internet et via nos relations avec des médias… <br />  Recevez nos cordiales salutations
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Première réaction de la Fondation</b></div>
     <div>
      Le moins qu'on puisse dire des informations données par&nbsp; l'ACIR est qu'elle sont sujettes à caution tant en ce qui concerne la Commémoration nationale que la mise en cause de l'association David Parou Saint-Jacques. <br />  &nbsp; <br />  I - L'annuaire des Commémorations nationales 2013 est paru. <br />  Le 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint Jacques à Compostelle y figure.&nbsp; <br />  La notice signée par Denise Péricard-Méa se trouve aux pages 238-240. La présentation officielle du recueil est programmée le 20 mars prochain à l'hôtel de Sully à Paris. <br />   <br />  II - L'ACIR propose de <br />  « conseiller sur des contenus de programmation culturelle autour de cette commémoration, mais aussi - et c'est pour nous une surprise - autour du 50e anniversaire de la première chevauchée vers Compostelle &nbsp;». <br />   <br />  Comment peut-elle ignorer que Denise Péricard-Méa publie en avril prochain&nbsp; un livre de 365 pages&nbsp; <em>L'Homme à cheval sur les chemins de Compostelle, 1963,</em> aux éditions <em>C'est à dire</em> à Forcalquier. L'un des membres de cette chevauchée était René de La Coste-Messelière, vieil ami de l'ACIR. Aurait-il&nbsp; laissé un journal de voyage manuscrit qui nous aurait échappé ? Ou s'agirait-il d'une autre chevauchée que celle dirigée par Henri Roque&nbsp; ? <br />   <br />  III - L'ACIR conteste que notre association fasse «&nbsp;des offres de services&nbsp;». Nous sommes effectivement une association privée, donc qui ne coûte rien aux finances publiques, mais c'est bien notre but d'offrir grâcieusement à un large public des résultats de recherche sur nos nombreux sites Internet et dans les livres publiés par plusieurs éditeurs. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.institut-irj.fr/Tempete-pour-un-anniversaire_a160.html</link>
  </item>

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   <title>Henri Roque promoteur de Compostelle</title>
   <pubDate>Sat, 19 May 2012 23:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <georss:point>43.76015 4.950151</georss:point>
   <dc:creator>Denise Péricard-Méa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[HISTOIRE  ET LÉGENDES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est sur une idée d'Henri Roque que René de La Coste-Messelière a organisé les chevauchées de l'année sainte 1965. Il leur a donné une dimension politique qui marque encore le pèlerinage contemporain. Elles lui ont malheureusement permis de diffuser beaucoup d'idées fausses sur Compostelle, allant jusqu'à en inscrire une dans le marbre d'une plaque toujours apposée sur la tour Saint-Jacques à Paris..     <div><b>Pionnier du tourisme équestre</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/4237263-6415670.jpg?v=1337518928" alt="Henri Roque promoteur de Compostelle" title="Henri Roque promoteur de Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Le nom d’Henri Roque devrait apparaître chaque fois que l’on parle des pionniers du pèlerinage à Compostelle. Il est l’un des pères du tourisme équestre en France et le premier des cavaliers pèlerins de Compostelle pour lesquels il a ouvert le chemin d’Arles. Pourtant il avoue :  <ul>  	<li class="list">« Moi, je ne savais pas en 1961 où se trouvait Compostelle ».</li>  </ul>  Mais, en 1961, il savait bien que se tenait à Paris le premier Congrès du cheval de sport dont l’objectif était d’assurer la survie du cheval dans le monde moderne :    <ul>  	<li class="list">Je décidai de m'y rendre pour essayer de faire partager mes convictions par les dirigeants de la cavalerie française. Et pour illustrer mes idées, j'ai décidé d'y aller à cheval. J'ai quitté mon village d'Eygalières, le 15 février pour arriver le 10 mars, journée inaugurale du Congrès, à la porte de Versailles.</li>  </ul>  Pour certaines personnes qu’il rencontre en Auvergne les chemins qui le conduisent à Paris sont ceux des pèlerins de Compostelle. Et quand, après son exploit parisien, un journaliste vient lui demander quel sera son prochain voyage, il répond, presque naturellement, Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1963, chevauchée vers Compostelle</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/4237263-6415671.jpg?v=1337519021" alt="Henri Roque promoteur de Compostelle" title="Henri Roque promoteur de Compostelle" />
     </div>
     <div>
      En 1963, il y conduit quatre cavaliers tentés par l’aventure mais il est le seul à y croire. Ils réussissent, bénéficiant, à partir du Somport de l’assistance de la cavalerie espagnole. <br />   <br />  Ce pèlerinage à Compostelle, l’a marqué à vie. Quinze ans après, Henri est nostalgique (31octobre 1978). Les « frères de pèlerinage » ont marché jusqu’au Paradis, comme l’affirmait Mistral « lou camin de sant Jaque au Paradis nous meno »  <ul>  	<li class="list">«&nbsp;Nous étions cinq, cinq copains. Depuis, nous nous sommes perdus de vue, mais pendant 37 jours nous avons vécu ensemble tout éveillés un merveilleux rêve d'enfant. Oui nous étions pareils à des enfants et nous sommes allés avec tous les pèlerins du Moyen Age aux portes du Paradis, à Santiago.&nbsp;»</li>  </ul>  Sur la route de Compostelle, Henri s’est identifié aux pèlerins du Moyen Age. Ils n’allaient pas tous à Compostelle certes mais, Compostelle alimentait déjà les imaginations. Son initiative a donné une forte impulsion au pèlerinage contemporain. Il le savait bien :    <ul>  	<li class="list">«&nbsp;Les cinq cavaliers qui, en mai et juin 1963, ont pris le chemin de Saint-Jacques, et que je guidais, ont sûrement fait beaucoup pour cette découverte du tombeau de l'Apôtre […]&nbsp;»</li>  </ul>  Il le sait d’autant mieux qu’en 1963, à Burgos, il avait fait la promesse d’y revenir en 1965, comme il le raconte :    <ul>  	<li class="list">«&nbsp;Nos cavaliers pèlerins étaient les hôtes des plus hautes autorités de la ville et d'Espagne. Devant une hospitalité si généreuse, […] comment faire pour prouver leur gratitude ? La seule façon de remercier l'Espagne et Burgos c'est de raconter, […] tout ce que l'on a fait pour nous et ainsi nous ferons aimer l'Espagne et nous inciterons les Français à faire comme nous : parcourir la route de Compostelle. Ce soir-là, je promis à M. le Directeur Général du Tourisme espagnol de revenir encore une fois à Santiago, à cheval, et de tout faire pour y emmener cent cavaliers à l'occasion de l'année sainte compostellane de 1965.&nbsp;»</li>  </ul>  Henri n’a pas oublié, ainsi qu’en témoigne une lettre qu’il envoie, le 28 février 1964, à Marc (le journaliste qui a participé à la chevauchée) :    <ul>  	<li class="list">«&nbsp;J’ai écrit au Directeur du tourisme espagnol à Madrid. Je lui propose de l’aider à organiser le tourisme équestre en Espagne et de faire de l’année sainte 1965 une année pilote.&nbsp;»</li>  </ul>  Il termine imprudemment par cette phrase :    <ul>  	<li class="list">«&nbsp;Il faudrait voir le comte. Qu’en penses-tu ?&nbsp;»</li>  </ul>  Le comte, c’est René de La Coste Messelière, secrétaire de la Société des Amis de saint Jacques que Roque avait accepté à la chevauchée car&nbsp; il avait mis en avant sa connaissance de l’Espagne et de Compostelle. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’apport d’Henri à Compostelle confisqué par le comte</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/4237263-6415693.jpg?v=1337519319" alt="Henri Roque promoteur de Compostelle" title="Henri Roque promoteur de Compostelle" />
     </div>
     <div>
      <span dir="ltr" id="cke_m_texte6415671" lang="fr" role="application" style="width: 638px;" title=" "><span role="presentation"><span role="presentation">Nul ne se souvient d’Henri Roque car René de La Coste Messelière a sciemment occulté son rôle d’initiateur des chevauchées vers Compostelle. Voulant être le champion de Compostelle en France, il ne pouvait admettre qu’un provincial, roturier et inculte l’ait précédé à cheval sur les chemins de Compostelle, lui, de noble ascendance,hispanisant, ancien de la Casa Velasquez. Alors il lui a volé la vedette, profitant de son parisianisme, de son titre et de ses diplômes. <br />   <br />  Dans un premier temps, au 3e trimestre de 1963, le bulletin <em>Compostelle</em> de la Société des Amis de Saint-Jacques, dont René est secrétaire, présente, sous un pseudonyme, un court compte-rendu de la chevauchée, sans nommer Henri Roque autrement que par ces lignes d’une grandiloquence ironique :</span></span></span>  <ul>  	<li class="list">«&nbsp;cet extraordinaire « croyant » qu'est « l'homme à cheval » qui, d'entrée de jeu, pour Dieu et saint Jacques, pour la défense de l'Occident et le renom provençal, pour le cheval et la randonnée, jetait ses six meilleurs chevaux sur la route symbolique.&nbsp;»</li>  </ul>  <span dir="ltr" id="cke_m_texte6415671" lang="fr" role="application" style="width: 638px;" title=" "><span role="presentation"><span role="presentation">En bon archiviste, il savait que, s’il nommait Henri, l’histoire le considérerait comme le pionnier des chevauchées de Compostelle. Il a préféré garder ce titre et la renommée pour lui-même. <br />   <br />  En 1964, René s’approprie l’intiative et se nomme « commissaire général des Chevauchées de Compostelle ». Il confisque à Henri le privilège de la médiatisation de la chevauchée de 1965. Le départ de Paris fut orchestré par René de façon particulièrement spectaculaire. Il avait fait graver une plaque de marbre (payée par l’ambassade d’Espagne) à la gloire de la Société des Amis de Saint-Jacques. Elle fut posée très officiellement sur la tour Saint-Jacques par la mairie de Paris.</span></span></span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La tour transformée en balise</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/4237263-6415713.jpg?v=1337466559" alt="Henri Roque promoteur de Compostelle" title="Henri Roque promoteur de Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Le texte prend tout son sens quand on connaît le contexte : <br />   <br />  &nbsp;  <p align="center">DE CET ENDROIT <br />  OU S'ELEVAIT L'EGLISE SAINT-JACQUES DE LA BOUCHERIE PARTIRENT DEPUIS LE Xe SIECLE, DES MILLIONS DE PELERINS DE TOUTES NATIONALITES <br />  VERS LE TOMBEAU DE L'APOTRE SAINT JACQUES A COMPOSTELLE. <br />  POUR COMMEMORER LEUR SOUVENIR <br />  MONSIEUR ALBERT CHAVANAC, PRESIDENT DU CONSEIL MUNICIPAL DE PARIS, A INAUGURE LE 13 JUIN 1965, CETTE PLAQUE OFFERTE SUR L'INITIATIVE DE LA SOCIETE DES AMIS DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE PAR L'ESPAGNE A LA VILLE DE PARIS <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Henri accomplit la promesse et se venge</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/4237263-6415745.jpg?v=1337518710" alt="Henri Roque promoteur de Compostelle" title="Henri Roque promoteur de Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Cette plaque transformant la tour Saint-Jacques en « la plus haute balise sur les chemins de Compostelle », comme le disait René lui-même, payait largement à l’Espagne de Franco les services que sa cavalerie avaient rendus aux pèlerins de 1963. La photo de la cérémonie du départ des cavaliers montre René précédant orgueilleusement la troupe. Derrière lui, quatre cavaliers de front, dont Henri, en second rôle et porte-étendard ! <br />  Mais René ne dépassera pas les portes de Paris. <br />   <br />  Henri est le seul qui accomplira la promesse. Après ce départ parisien simulé, il repart d’Eygalières, comme il avait promis, pour 1500 km à cheval. René se contente des kilomètres de parade. Henri n’est pas seul, mais accompagné de ses premiers clients.&nbsp; <br />  A l’arrivée à Compostelle, le 9 octobre, Henri n’a pas oublié son rôle de second lors de la manifestation à Paris. René est sans cheval et il demande à Henri de lui en prêter un. Il refuse :  <ul>  	<li class="list">«&nbsp;Je me suis bien vengé : il a dû louer une mule aux grandes oreilles et est entré à Compostelle derrière nos fanions, car je ne lui en avais pas confié. Regarde-le sur ces photos, comme il plastronne, avec son noeud de cravate blanc.&nbsp;»</li>  </ul>  Retours de bâton : ce n’est pas à lui que René demande le récit de son pèlerinage pour le numéro spécial de <em>Compostelle</em> de 1965 rendant compte des chevauchées.&nbsp; L’article est signé par une de ses collègues archiviste qui a suivi Henri ! Et c’est encore à René à qui échoit d’écrire le compte-rendu de la revue du tourisme équestre. Henri le constate amèrement :    <ul>  	<li class="list">«&nbsp;C’est ce con de comte qui a fait le compte-rendu dans Plaisirs équestres&nbsp;».</li>  </ul>  Lequel comte ne signe que de son pseudonyme habituel, Fontegrive, ce qui lui permet habilement de mentionner comme promoteur de l’idée de relais « le secrétaire général des Amis de Saint-Jacques, René de La Coste-Messelière, co-pèlerin et ami [ !!] de « l’homme à cheval ». Et lui permet aussi de présenter sa propre photo à cheval, tout sourire. Le tout sans craindre d’affirmer que « la Société a lancé l’idée » des chevauchées ! Sur six pages et demie, il consacre cinq lignes à Henri ! <br />   <br />  Mais Henri ne fut pas rancunier. L’année suivante, lors du rallye d’Avignon, il se réjouit sincèrement d’avoir trouvé René de La Coste venu l’accueillir à l’arrivée, sans doute flatté, malgré tout, que « ce con de comte » se soit déplacé depuis Paris. <br />  Après cette opération médiatique confisquée par René de La Coste, ce dernier a organisé quelques rares chevauchées à Compostelle, dont une lors de l’année sainte 1976.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Compostelle jusqu'au dernier souffle</b></div>
     <div>
      Mais Henri est bien celui qui y accompagna le plus de cavaliers. C’est plus fort que lui, il a beau dire :  <ul>  	<li class="list">«&nbsp;alors je n'irai plus à Compostelle parce que Compostelle c'est un rêve, une mystique et le souvenir qui reste dans mon cœur est tellement merveilleux que j'aurais peur de le ternir en y retournant encore une fois. Peut-être que je ne retrouverais plus Santiago, Santiago du Moyen Age et de 1963.&nbsp;»</li>  </ul>    <div class="list">Il y est retourné, aussi longtemps que sa santé le lui a permis. Il y retourne tant de fois que lui-même se trompe parfois dans leur nombre, parlant de 7, 10 voire 12 voyages. Après 1963 et 1965 restent des documents pour les années 1966 (où il fait seulement la route du retour Sangüesa-Avignon), 1969, 1971 (année sainte), 1974, 1976 (année sainte), 1979, 1984, 1989. Et il pourra écrire :</div>    <ul>  	<li class="list">« J'y ai conduit plus de 200 pèlerins et j'ai montré le chemin à tous les cavaliers du monde »</li>  </ul>  Sa carrière de maître-randonneur et sa vie de pèlerin se sont éteintes dans une longue maladie… Son exemple a été contagieux pour les pèlerins-cavaliers mais surtout l’utilisation habile de la promesse qu’il avait faite à Burgos a permis de faire de 1965 une grande année qui a durablement marqué l’histoire contemporaine de Compostelle. René de La Coste-Messelière n’a pas été honnête avec Henri, mais Henri, seul, n’aurait pas exploité politiquement l’événement comme le comte a su le faire. Les deux méritent de rester dans l’histoire de Compostelle. Il convient de redonner à Henri Roque la place qui ne lui a pas été reconnue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      J'ai retrouvé le récit écrit par Henri Roque de son premier pèlerinage à Compostelle. Il a été enrichi des souvenirs de Marc Ambroise-Rendu et de Jean-Pierre Bernadac qui ont accompli ce pèlerinage de bout en bout et du compte-rendu du commandant Casaleis de la Cavalerie espagnole chef du groupe des officiers espagnols qui ont accompagné les Français du Somport à Santiago. Il comporte des témoignages de très nombreux amis d'Henri Roque, et celui de Christine de Rivoyre qui a couvert le début du pèlerinage pour le compte de Marie-Claire. <br />  Ce récit paraîtra en avril 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/4237263-6415671.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.institut-irj.fr/Henri-Roque-promoteur-de-Compostelle_a152.html</link>
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   <title>La Compostellite</title>
   <pubDate>Sun, 21 Jun 2009 15:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Louis Mollaret</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[OPINIONS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le pèlerinage à Compostelle est un phénomène de société. Il répond a un immense besoin de nos contemporains. Mais la publicité faite à son sujet occulte sa véritable histoire et rapporte tout à Compostelle au risque de faire friser le ridicule à beaucoup.     <div><b>Le sommet de l'Etat n'est pas épargné</b></div>
     <div>
      <link href="file:///C:DOCUME~1HP_ADM~1LOCALS~1Tempmsohtml1 clip_filelist.xml" rel="File-List" />  <o:smarttagtype name="PersonName" namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags"><o:smarttagtype name="metricconverter" namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags"><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell><object classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id="ieooui"><xml><xml><st1:personname productid="La Compostellite" w:st="on"><o:p>Juppé sera comme une église sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.&nbsp; Jean-Pierre Raffarin lui rendait ainsi hommage, (<i style="">Le Point</i>, n°1682, déc. 2004 p.32). L’ancien Premier Ministre a manifesté là un cas particulier de «&nbsp;compostellite&nbsp;», maladie qui frappe <st1:personname productid="la France" w:st="on">la France</st1:personname> depuis le milieu du XXe siècle et se rencontre sous diverses formes qui ne sont pas toutes bénignes.Nous présentons ici quelques cas de cette maladie qui prend progressivement en France la forme d'une pandémie. Il ne semble pas que ce soit le cas en Espagne. Les esprits y ont peut-être été préparés à une meilleure résistance. Il semble en effet qu'un des facteurs générateurs de la maladie ait été une propension, propre à un groupe d'intellectuels français, à admirer l'Espagne. <br />  Aujourd'hui encore certains hispanisants, héritiers des premiers promoteurs de Compostelle en France, ne savent regarder voir le sanctuaire galicien qu'au travers de lunettes "made in Spain". </o:p></st1:personname></xml></xml> <br />  </object></w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml></o:smarttagtype></o:smarttagtype>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Premiers cas apparus à la fin du XIXe siècle</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1444720-1918703.jpg?v=1289579629" alt="La Compostellite" title="La Compostellite" />
     </div>
     <div>
      <p class="MsoNormal">  	La maladie a son origine dans l’édition, en 1882, du dernier Livre du <i style="">Codex Calixtinus</i>, manuscrit du XIIe conservé à la cathédrale de Compostelle. Cette édition fut le prélude de la publicité contemporaine faite à ce sanctuaire, intensifiée à partir de 1884 par la reconnaissance des restes de saint Jacques par le pape Léon XIII. Le virus a été inoculé par deux intellectuels incontestés, Joseph Bédier en littérature médiévale et Emile Mâle en l’histoire de l’art ont donné une importance exagérée à Compostelle. Mais, le virus ne serait jamais sorti des milieux intellectuels sans l’enthousiasme du marquis René de <st1:personname productid="La Coste Messeli￨re." w:st="on"><st1:personname productid="La Coste" w:st="on">La Coste</st1:personname> Messelière.</st1:personname> Originaire de Melle en Poitou, il se souvenait de sa grand-mère lui disant «&nbsp;un chemin de Saint-Jacques passe au bout de notre propriété&nbsp;». Après des études en Espagne, il consacra l’essentiel de son activité de chartiste à la recherche et à la promotion de ces chemins. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une souche de la maladie très résistante née en Poitou</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1444720-1918704.jpg?v=1289579629" alt="La Compostellite" title="La Compostellite" />
     </div>
     <div>
      <p class="MsoNormal">  	Grâce à lui, nos contemporains entendent parler de Compostelle et beaucoup croient qu’on y vénère un saint Jacques-de-Compostelle, comme on vénère un François-d’Assise ou une Thérèse-de-Lisieux. Il a en effet vu en Compostelle l’unique lieu des dévotions à l’apôtre Jacques le Majeur, négligeant les nombreux sanctuaires qui lui étaient dédiés ailleurs, en France et en Europe. Le plus bel exemple en est la tour Saint-Jacques à Paris, clocher d’une église qui abritait des reliques de saint Jacques et où le roi Charles VI vint en pèlerinage. Dès 1965 il la définit comme « la première borne haute de cinquante-huit mètres qui marque le point de départ vers Compostelle ». Il fait offrir par l’Espagne à la ville de Paris une plaque de marbre qui devrait aujourd’hui être dans un musée et non sur le soubassement de la tour restaurée car elle induit en erreur des milliers de touristes et de pèlerins. En effet, aucun historien sérieux n'a jamais trouvé de document attestant des rassemblements de pèlerins en partance pour la Galice à Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Dans la foulée toutes les églises, hôpitaux, chapelles vouées à saint Jacques furent transformés à leur tour en balises sur des chemins. Ainsi fut tracé un chemin au départ du Puy au début des années 1970. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A la fin des années 1980 la contagion atteint Strasbourg</b></div>
     <div>
      L’exploitation politique de Compostelle faite par le Conseil de l’Europe à la demande de l’Espagne en 1987 donna une nouvelle dimension à la publicité pour le pèlerinage. La décision de faire des chemins de Compostelle le premier Itinéraire Culturel Européen mérite quelques explications. C'est au printemps 1982 que le président d'une association galicienne demande au Conseil de l'Europe de reconnaître le chemin de Compostelle comme "bien commun européen". La Commission de la Culture du Conseil de l'Europe remet un rapport en 1984. Elle reconnaît la place exemplaire de compostelle parmi les sanctuaires de pèlerinage européens mais recommande une action prenant en compte tous les sanctuaires, significatifs du mouvement pèlerin au Moyen Age. Mais, ni les autorités espagnoles, ni les associations créées dans divers pays européens à l'instigation de René de La Coste-Messelière ne pouvaient se satisfaire de cet élargissement. Un intense lobbying et l'appui des fonctionnaires espagnols du Conseil de l'Europe emporta la décision en faveur de Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1993 et 1998 mondialisation de la maladie</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1444720-1918767.jpg?v=1289579629" alt="La Compostellite" title="La Compostellite" />
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      En 1993,&nbsp; l'UNESCO inscrivait le <span style="font-style: italic;">Camino francés</span> et 1800 monuments espagnols au patrimoine Mondial. Cinq ans plus tard, la France obtenait à son tour l'inscription de 71 monuments et 7 tronçons de chemin "au titre des chemins de Compostelle". Depuis,&nbsp; l’UNESCO laisse graver dans le marbre que «&nbsp;les chemins de Compostelle en France sont classés au Patrimoine Mondial&nbsp;». C'est in fine une des plus graves manifestations de la maladie. Le prestige culturel de l'UNESCO lui sert de vecteur efficace. Elle encourage toutes les exagérations. Un des exemples les plus significatifs est le film <i style="">Le prix de la foi</i> qu’un producteur espagnol a vendu à ARTE en décembre 2005 comme documentaire alors qu’il s’agissait d’une docu-fiction bâtie de bric et de broc à la gloire de Compostelle. La direction de la chaîne a fait confiance. Mais en ce qui concerne l'histoire de Compostelle, il ne faut faire confiance qu'aux vrais professionnels et ils sont peu nombreux. Il faut surtout se méfier de tout ce qui vient de l'Espagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un metteur en scène américain contaminé</b></div>
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      Le film <em>The Way</em> présenté à grand renfort de publicité en 2013 fournit un bon exemple. Un metteur en scène talentueux n'a pas été épargné alors qu'il voulait rendre hommage à son ancêtre qui n'avait connu qu'un petit pèlerinage galicien, il a célébré le chemin contemporain avec tous ses clichés. Il s'est " englué dans les poncifs du pèlerinage contemporain " comme le dit l'article paru dans France Catholique en octobre 2013. <br />  Voir l'article publié par France Catholique : <a class="link" href="http://www.france-catholique.fr/The-Way-Le-retour-a-Compostelle.html" target="_blank">http://www.france-catholique.fr/The-Way-Le-retour-a-Compostelle.html</a> 
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     <br style="clear:both;"/>
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