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  <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
  <description><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T04:13:47+02:00</dc:date>
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   <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
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   <title>Présentation du voyage de Jérôme Münzer</title>
   <pubDate>Thu, 31 Aug 2017 10:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Denise Péricard-Méa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[PÈLERINS ET PÈLERINAGES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Extraits de la préface de Robert Plötz pour l'édition par Denise Péricard-Méa du récit de voyage de Jérôme Münzer en octobre 2009. Ils montrent la variété des buts de ce voyage qui " ne pouvait éviter Santiago ".     <div><b>Le voyage d'un érudit</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7272352-11180324.jpg?v=1418757408" alt="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" title="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" />
     </div>
     <div>
      Voyager à travers la moitié de l’Europe n’est pas un privilège du tourisme moderne. Vers la fin du Moyen Age, il fallait évidemment y consacrer un à deux ans, mais des bourgeois aisés comme ceux d’Augsburg ou Nuremberg pouvaient se le permettre. Ce récit vieux de cinq cents ans décrit le déroulement d’un tel voyage et le lecteur contemporain peut sûrement encore s’intéresser au voyage, s’étonner, s’instruire et y participer. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qui était Jérôme Münzer ?</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;Il est né en 1437 à Feldkirch dans le Vorarlberg. Après des études des arts libéraux à Leipzig,<sup>&nbsp;</sup> il obtint le titre de docteur en médecine à Pavie et s’installa à Nuremberg. (Les arts libéraux se divisent en deux degrés&nbsp;: le <em>Trivium</em> qui comprend la grammaire, la dialectique et la réthorique et le <em>Quadrivium</em> qui comprend l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie).</div>    <div style="text-align: justify;">En 1494, alors que la peste y sévissait, Münzer chercha le salut dans la fuite. Il laissa femme et enfant dans la ville impériale et entreprit un long voyage d’environ 7000 km qui le conduisit entre août 1494 et le 15 avril 1495 de Nuremberg par la Suisse et la France en Espagne et au Portugal et finalement dans les Flandres.</div>    <div style="text-align: justify;">Nuremberg était, aux environs de 1500, un des plus grands centres intellectuels de l’humanisme. Dans les cercles scientifiques locaux, le médecin de Feldkirch prit part à diverses entreprises, comme par exemple le globe de Martin, terminé en 1492, et à une des plus grandes entreprises de son temps, la chronique mondiale d’Hartmann Schedel imprimée un an plus tard en allemand qui, à elle seule, comprend 597 pages et 1804 gravures sur bois.</div>    <div style="text-align: justify;">Les motifs du voyage de Münzer étaient multiples. Münzer s’intéresse à tout et le décrit dans l’esprit de curiosité critique de son temps en faisant souvent des comparaisons avec des éléments qu’il connaît de sa ville de Nuremberg. Il était vraisemblablement aussi chargé d’une mission diplomatique de l’empereur Maximilien. Au cours de son voyage il rencontra le roi Ferdinand d’Espagne à Madrid et s’entretint avec le roi du Portugal Jean II à Evora. De fin novembre à début décembre 1494 il passa six jours à Lisbonne où on l’informa sur les combats des Portugais en Afrique du Nord et lui fit rapport sur les voyages de découvertes.</div>  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7272352-21498301.jpg?v=1504257188" alt="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" title="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" />
     </div>
     <div>
      Münzer rejoint ses contemporains et leurs récits de voyages dans leurs critiques des reliques comme celles de Saint-Sernin de Toulouse ou de la cathédrale de Santiago. Il nous a aussi rapporté une copie d’une partie du <em>Liber Sancti Jacobi</em>, en particulier du <em>Pseudo-Turpin</em> qu’il fit à Compostelle grâce vraisemblablement à un chanoine nommé Jean Ramus. Le schéma de l’église de Santiago qui figure dans cette copie passe pour être la plus ancienne représentation d’une église dessinée par une main privée dans le monde médiéval latin. Cette copie serait aussi l’explication d’un séjour de neuf jours à Compostelle, l’un des plus longs. <br />  Il n’en reste pas moins que le sanctuaire de Santiago qui ne pouvait être évité dans ce voyage n’en était en aucun cas le but. <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;">Robert Plötz <br />  Président de la Société Saint-Jacques en Allemagne</div>  <!--cke_bookmark_378S--><!--cke_bookmark_378E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7272352-21501358.jpg?v=1504255911" alt="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" title="Présentation du voyage de Jérôme Münzer" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/7272352-11180324.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.institut-irj.fr/Presentation-du-voyage-de-Jerome-Münzer_a199.html</link>
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   <title>L'entrée au royaume de France de Jérôme Münzer à son retour de Compostelle </title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Denise Péricard-Méa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[PÈLERINS ET PÈLERINAGES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1495, revenant de Compostelle en passant par Pampelune et se dirigeant vers Toulouse, Jérôme Münzer rentre chez lui en livrant à son habitude quelques observations sur les régions traversées.     <div><b>Un ami évêque, enfant de Buzy</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/3746863-5570860.jpg?v=1386571110" alt="L'entrée au royaume de France de Jérôme Münzer à son retour de Compostelle " title="L'entrée au royaume de France de Jérôme Münzer à son retour de Compostelle " />
     </div>
     <div>
      Un long périple a conduit Jérôme Munzer, médecin et humaniste, de Nüremberg jusqu’en Espagne et au Portugal, en passant par Compostelle. Il rentre chez lui en passant par Pampelune, au royaume de Navarre. Il y rencontre le roi, Jean d’Albret, par l’intermédiaire de l’évêque du Couserans.&nbsp; <br />  <em>&nbsp;Grâce à monseigneur l’évêque du Couserans, en Gascogne près de Toletum, nous avons pu rencontrer le roi. </em> <br />  Qu'est-ce que Toletum ? Ce n’est pas Tolède. Peut-être Tourtouse ? ou Toulouse ?), <br />  Qui est cet évêque ? Et qu’est-ce que le Couserans ? <br />   <br />  L’évêque est Jean d’Aule alias Jean de La Salle (1445-1515), né à Buzy dans le manoir connu encore aujourd’hui comme la « maison de l’évêque ». Depuis 1475, il était évêque du Couserans, un petit diocèse dont le siège était à Saint-Lizier (Ariège), charge qu’il a cumulée, après le passage de Münzer, avec celle d’évêque de Lescar, près de Pau. Il était en même temps, selon son épitaphe, chancelier de Foix et de Béarn nommé par Jean d’Albret, ce qui explique sa présence à Pampelune, à la cour du roi. Selon Münzer qui semble avoir longuement conversé avec lui, Jean d’Aule fut un « grand historien et savant ». Sachant que les voyageurs allaient passer dans son pays natal, il leur en raconte l’origine, d’une manière qui nous semble aujourd’hui plus légendaire qu’historique : <br />   <br />  <em>L'évêque du Couserans, grand historien et savant, nous dit qu'au temps où les Goths étaient arrivés de Gaule, et pratiquaient l'hérésie arienne, ils s'emparèrent par ruse de Burdegalis, maintenant Bordeaux, et l'enlevèrent aux Gascons. Ceux-ci ayant alors marché contre les Goths furent vaincus deux fois et ]Berne avaient chassé leurs seigneurs de leur territoire, et ceux-ci vinrent à Charles Martel qui leur accorda ce lieu, où ils sont maintenant, pour qu'ils y vivent à perpétuité ; à force de faire la guerre aux Goths sans arrêt avec l'aide des Gascons, ils les vainquirent enfin et les chassèrent en Espagne. Pour cette raison, le pape leur concéda à perpétuité la dîme de tous les fruits de la terre : les nobles conservent encore aujourd'hui ce privilège, et donnent fidèlement le quart de cette dîme au clergé. <br />  […]Leurs maisons, leurs champs, et tout ce qui leur appartient sont exactement semblables à ceux des Helvètes, et particulièrement des Bernois ; et ils aiment beaucoup les Allemands, parce qu'ils prétendent être de la même race.</em> <br />   <br />  Jean d’Aule est mort en 1515 et fut enterré dans son village natal qui s’enorgueillit aujourd’hui de posséder son gisant de marbre blanc, l’un des deux seuls que possède le Béarn. Le tombeau disparu est remplacé par un socle sur lequel repose l’effigie de l’évêque, dans ses habits épiscopaux. Il est identifié par l’inscription <br />  I[ohanes] D[e] AVAL[a] IL A[nnis] COSER[enii]N EP[iscopu]S I[n] LASCVRR[ensis] ET[iam] CA[n]CELLA[ris] FOX[ii] ET BE[arnii] <br />  « Jean de La Salle, pendant 40 ans évêque du Couserans et aussi de Lescar, chancelier de Foix et de Béarn ». <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans les Pyrénées-Atlantiques</b></div>
     <div>
      <em>Descendant vers le nord à travers une touffue et obscure vallée nous sommes finalement arrivés au passage du vallon appelé château Saint-Jean . C’est là que commence la Gascogne, région qui comprend tout le territoire situé au pied des montagnes, du côté septentrional, pour ainsi dire de Perpignan à Bayonne, que baigne l'océan Atlantique. Mais la Gascogne compte plusieurs provinces séparées : comme par exemple la Bigorre, une partie de la Navarre, le comté de Foix (Fuxum), et la province de Béarn ; toute la région est montagneuse, et produit des fruits abondants, vin, blé, pommes, noisettes, et bien d'autres.</em> <br />  <strong>Le Béarn</strong> <br />  <em>Leur province a une superficie de trois cents lieues, 20 de longueur et 15 de largeur, où abondent les villages et les bonnes places fortes ; elle est extrêmement riche en vin, en blé, et en autres produits agricoles. La population compte 12 barons, 800 chevaliers, et cinquante mille foyers au total […] Ils nous traitèrent avec les plus grands honneurs. Ils possèdent aussi des mines d'excellent fer à Roncevaux et ailleurs. Aux environs de Roncevaux court une faille de fer exploitée depuis l’occupation romaine jusqu’aux XVIIIe-XIXe siècles (en France les mines de Banca exploitées depuis les Romains, celles de Saint-Etienne-de-Baigorri, d’Ossès ou de Larrau ; en Espagne celles d’Orbaitzeta.&nbsp; </em> <br />   <br />  Quelques vestiges sont encore visibles à Banca et à Orbaitzeta). Non seulement on extrayait mais on fabriquait sur place armes et ferronneries. Le terme « excellent fer » signifie que le fer était pur de phosphore : ces types de gisements ont été abandonnés à la fin du XIXe siècle lorsqu’on a maîtrisé la déphosphoration et pu ainsi utiliser les abondants gisements lorrains. <br />  Münzer est ensuite extrêmement impressionné par la fabrication du cidre, aujourd’hui l’une des spécialités de la région. <br />  <em>Pour les pommes, ils en ont tant que chaque année ils produisent en quantité extraordinaire un vin fabriqué à partir du jus de ces pommes passées au pressoir, qui se conserve 2 ou 3 ans. On dit même que si le récipient a été bien préparé, il peut se conserver de nombreuses années. Ce vin de pommes m'a beaucoup plu ; j'en ai bu tout mon content, et il m'a fait beaucoup de bien.</em> <br />  Tout en admirant les paysages, il se rend compte que la liberté qu’il vante n’est pas vraiment réelle car il y a rivalité entre le roi de Navarre et le comte de Foix. Le roi de Navarre est Jean d’Albret époux, en 1484, de Catherine de Navarre, la sœur de François Phébus et reine depuis la mort de ce dernier en 1483. Le comte de Foix est l’oncle de Catherine et prétendant au trône, ce qui engendre de nombreux troubles qui ne se terminent qu’en 1512 par l’annexion violente de la Navarre à la Castille. <br />  <em>En Gascogne, de nombreux torrents aux eaux limpides descendent des montagnes et contribuent à rendre la région plaisante à habiter. Ces Béarnais sont des hommes libres, en tout semblables aux Suisses dans leurs mœurs. Cependant, une partie reconnaît comme seigneur le roi de Navarre, une autre le comte de Foix, tout comme nos Suisses à nous reconnaissent l'autorité de l'Empereur.</em> <br />  Sans autre rencontre ou commentaire, Münzer traverse la région, par de mauvaises routes et sous la pluie, avant d’arriver à Toulouse : <br />  <em>Continuant vaillamment notre route avec nos chevaux, nous mîmes huit jours pour aller de Pampelune à Toulouse en passant par de nombreuses bonnes places fortes, comme Navarrenx , Morlaas , Saint-Michel , Saint-Mathieu , etc.&nbsp; </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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