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 <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-18T11:38:10+02:00</updated>
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   <title>Pour marcher les yeux ouverts</title>
   <updated>2023-04-12T15:03:00+02:00</updated>
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   <category term="OPINIONS" />
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   <published>2014-12-12T12:46:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La thèse de doctorat d'histoire de Denise Péricard-Méa et les travaux de Bernard Gicquel, en particulier sa traduction intégrale du Codex calixtinus sont les fondements des publications de la Fondation. Sur leur base, les recherches ont été poursuivies jusqu'à l'époque contemporaine. Elles ont été confortées et enrichies par l'apport d'Ofelia Rey-Castelao, professeur à l'université de Santiago. Elles ont bénéficié des concours des chercheurs bénévoles et des étudiants qui ont travaillé avec la Fondation depuis sa création en 2002 sous l'égide de l'Institut Européen des Itinéraires Culturels. Cet article présente les principaux ouvrages publiés par Denise Péricard-Méa.     <div><b>La vision du XIXe</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160577.jpg?v=1418388603" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <strong>Ce livre fait rêver.</strong> Il date de la fin du XIXe siècle qui a découvert Compostelle et le tombeau de saint Jacques et inventé le Guide du pèlerin et les chemins de Compostelle.&nbsp;  <div style="text-align: justify;">L'auteur ne dit pas s'il est allé à Compostelle mais son récit est celui d’un pèlerin, fut-il en « wagon capitonné ». Il a connu à Moissac un de ces pèlerins au chapeau encoquillé, avec cape et bourdon, promenant dans les processions des parfums de piété, d’aventure, de dangers et de dévotions. Il s’attache à faire revivre ces témoins d’un autre âge. Il s’émerveille et fait partager son enthousiasme. Paru en 1898 et réédité pour l’année jubilaire 1909, cet ouvrage témoigne de l'esprit d'une époque dont les idées sont dépassées.</div>  Camille Daux, grand érudit, historien du diocèse de Montauban, a publié plusieurs ouvrages sur Compostelle et les chants de pèlerins. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Récits de pèlerins</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Les récits de voyages à Compostelle apportent des informations de première main. Elles remplacent avantageusement l'imaginaire hérité des érudits qui, au XIXe siècle, ont découvert le dernier Livre du <em>Codex calixtinus </em>et en ont tiré des conclusions hâtives qui polluent encore l'histoire de Compostelle<em>.</em> Les véritables aventures des voyageurs de jadis donnent la juste mesure de l'aventure du pèlerinage contemporain.</div>    <div style="text-align: justify;">Elles montrent des hommes de chair et d'os et non les multitudes imaginaires de pieux pèlerins médiévaux. Ils voyagent dans les mêmes conditions que les hommes de leur temps, grande différence avec les pèlerinages contemporains.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160666.jpg?v=1418387083" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le 25 novembre 1465, Léon de Rozmital, seigneur tchèque, part de Prague en grand équipage pour un long voyage à travers l’Europe. Il se définit comme un pèlerin qui “voulait rendre visite à tous les royaumes chrétiens mais aussi à toutes les principautés ecclésiastiques et civiles en terres germaniques et romanes et voulait tout particulièrement se rendre au Saint-Sépulcre et au tombeau du bien-aimé apôtre Jacques … de telle sorte qu’il puisse tirer au mieux profit et avantage pour sa propre vie”. Ce projet se double du désir de “s’exercer dans l’art militaire” et “d’étudier les usages des différents pays”. Dans la ligne des ambassades du roi Georges, il s'agit aussi d'un voyage diplomatique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11160808.jpg?v=1418411961" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">1494, la peste sévit à Nuremberg. Bien que médecin, Jérôme Münzer quitte la ville. Il entreprend un long voyage dont le récit est passionnant. En Suisse, il rencontre le pape, alors à Genève. Il traverse la France, puis parcourt l’Espagne et le Portugal. Témoin privilégié de la situation deux ans après la Reconquête, il donne de Grenade une description sans précédent. Sous couvert de voyage " touristique ", il est en mission diplomatique pour l’empereur Maximilien. Il rencontre les Rois Catholiques. Humaniste du XVe siècle, Münzer étonne souvent le lecteur contemporain. Ses précieuses informations sur l'Espagne du XVe siècle complèteront utilement les guides touristiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11170458.jpg?v=1418624546" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ce récit d'un pèlerinage à Rome, Jérusalem et Compostelle est un vrai livre d'aventures. L'escapade au Jourdain était périlleuse. La flotte turque a menacé la galée des pèlerins. Le retour de Compostelle en hiver dans les inondations est à peine imaginable.</div>    <div style="text-align: justify;">Marchand de drap à Valenciennes, l'auteur a un&nbsp;sens de l'observation aiguisé et un esprit très fin qui l'aident à sortir des situations les plus délicates.</div>    <div style="text-align: justify;">L'adaptation du langage de l'auteur faite par Denise Péricard-Méa rend ce récit de " son ami Jean de Tournai " particulièrement attachant.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162683.jpg?v=1418412479" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ces neuf voyageurs des XVe et XVIe siècles ont en commun d’être allés à Compostelle et d’en avoir laissé un récit. Ils sont religieux, nobles ou militaires, et chacun révèle des intérêts, des inquiétudes et des objectifs particuliers. Ce livre ne cherche pas à établir à partir d’eux un portrait du pèlerin-type. Il a pour but de faire partager leur expérience.</div>    <div style="text-align: justify;">Il intéressera bien sûr les pèlerins d’aujourd’hui, qui souhaitent “ mettre leurs pas ” dans ceux de leurs lointains prédécesseurs, le plus souvent sans les connaître.</div>    <div style="text-align: justify;">Au-delà du monde pèlerin, <strong>tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et aux mentalités feront leur profit de cet ouvrage</strong>. Outre le récit du pèlerinage, les narrations de ces voyageurs ont l’immense intérêt d’être un remarquable fond historique montrant la situation politique de l’Europe à l'époque de ces pèlerinages.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11163122.jpg?v=1418424971" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">1963,&nbsp; 4 cavaliers emboîtent le pas d’Henri Roque pour rejoindre à cheval Saint-Jacques de Compostelle. Accompagnés depuis le Somport par 4 officiers espagnols, ils atteignent leur but le 28 juin 1963. Partis pour promouvoir le tourisme équestre, ils se trouvent engagés dans le développement du pèlerinage à Compostelle en réponse au souhait de Franco.</div>    <div style="text-align: center;">Un livre unique par ses multiples aspects.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux sujets politiques</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La thèse de Denise Péricard-Méa avait déjà souligné la dimension politique de Compostelle. Deux ouvrages l'ont explorée de façon plus approfondie et présentent une grande originalité. Facilement accessibles ils s'adressent à un large public intéressé par l'histoire.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162735.jpg?v=1418413655" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">L'inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial fait l'objet d'une large publicité. Grâce à elle des marcheurs du monde entier parcourent ces chemins contemporains. Mais obtenue par un subterfuge, elle repose sur des bases fragiles. La connaissance des cultes à saint Jacques et du patrimoine permet à la Fondation d'avancer des propositions.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11162695.jpg?v=1418412752" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">En Espagne, au début du XIIe siècle, l'apôtre pêcheur se transforme en chevalier venant au secours des armées chrétiennes. Il apparaît dans le ciel, monté sur un cheval blanc, armé d’une épée et déployant un grand étendard. La chronique espagnole du XIe siècle <em>Historia Silense</em> place sa première apparition&nbsp; lors de la bataille de Clavijo près de Logrono. Des images de ce cavalier apparaissent, comme, en 1175, dans la donation d'Uclès. Mais aucun qualificatif n'est&nbsp; donné à saint Jacques. De nos jours, saint Jacques combattant est dit " Matamore ". Denise Péricard-Méa a&nbsp; étudié l'origine du mot matamore. Elle dévoile qui l'a utilisé le premier pour qualifier saint Jacques. Fait&nbsp; surprenant, les lecteurs découvriront que les Sarrasins n’ont pas été les premières victimes de l’épée de saint Jacques.</div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le livre du 1200e anniversaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7262303-11170492.jpg?v=1418625834" alt="Pour marcher les yeux ouverts" title="Pour marcher les yeux ouverts" />
     </div>
     <div>
      Denise Péricard-Méa a été choisie par le ministère de la Culture pour présenter le 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint jacques commémoré en 2013. <br />  Ce choix rend hommage à l'ensemble de ses travaux qui ont reçu ainsi une consécration officielle. <br />  Accessible à tous, le livre édité à cette occasion est une excellente synthèse des connaissances actuelles sur le pèlerinage à Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Panorama de tous les livres de Denise Péricard-Méa</b></div>
     <div>
      Tous les livres publiés par Denise Péricard-Méa se trouvent sur Amazon. Certains peuvent y être feuilletés. <br />  La Fondation met à votre disposition une boutique qui les présente et vous permet de mieux les connaître avant de faire votre choix. <br />  <a class="link" href="http://astore.amazon.fr/sainjacqetcom-21" target="_blank">Accès à la boutique</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Théodomir ou Charlemagne ?</title>
   <updated>2024-02-01T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Theodomir-ou-Charlemagne_a172.html</id>
   <category term="HISTOIRE  ET LÉGENDES" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/6056247-9036154.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-19T07:27:00+01:00</published>
   <author><name>Denise Péricard-Méa</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans la Chronique de Turpin figurent deux controverses d'ordre théologique comparant la foi des chrétiens et celle des musulmans. La première entre Charlemagne et le roi Aigoland, la seconde entre Roland et le géant Ferragut. Chacune s'est terminée par un combat destiné à montrer quel Dieu apporterait la victoire aux siens. On peut trouver là une piste pour cerner au mieux la date de la découverte du tombeau de l'apôtre choisi pour apporter la victoire aux chrétiens.     <div><b>Le combat de Roland et Ferragut</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/6056247-9036154.jpg?v=1384756857" alt="Théodomir ou Charlemagne ?" title="Théodomir ou Charlemagne ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Après l’invasion sarrasine, un petit royaume chrétien subsistait au nord de l’Espagne. Chassés par les envahisseurs, des chrétiens étaient réfugiés dans les environs du monastère de San Martin de Toribio, dans la vallée de la Liebana. <br />  L’Espagne chrétienne sous domination musulmane était occupée et il convenait de la libérer. Mais, plus dangereusement, sa foi elle-même était menacée, non par l’envahisseur directement mais par une évolution insidieuse à son contact. L’évêque Félix d’Urgell, en Catalogne, suivi par l’évêque Eliprand de Tolède, se rapprochaient de l’islam en proposant de voir en Jésus le fils adoptif de Dieu. Ils en faisaient un prophète, tel Mahomet et non plus l’égal du Père. Ce «&nbsp;bricolage&nbsp;» collaborationiste dit «&nbsp;Adoptianisme&nbsp;» était tentant et fit grand bruit. Il parvint à la cour de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. Devant la gravité de cette situation l’empereur s’en saisit personnellement. Il convoqua un premier concile à Francfort en 794, puis un autre en 799 à Aix-la-Chapelle au cours duquel l’archevêque d’Urgell reconnut son erreur.</div>  Les controverses de la<em> Chronique de Turpin </em>font écho à la dérive adoptianiste des chrétiens. A deux reprises, les chrétiens sortent vainqueurs des combats, symboles du triomphe de la foi chrétienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intervention de Beatus de Liebana </b></div>
     <div>
      En Espagne, c’est vraisemblablement à un moine du monastère San Martin, Beatus de Liebana († v.800), que l’on doit l’idée de conforter l’Eglise locale en la mettant sous la protection d’un saint prestigieux. <br />  Quel saint choisir&nbsp;? Pas n’importe lequel. Il fallait un apôtre, en vertu des paroles du Christ rapportées dans les <em>Actes des apôtres</em> (Ac 1,8) par lesquelles il recommandait à ses disciples de continuer après lui&nbsp;: <br />  « Vous serez mes témoins à Jérusalem, et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'à l'extrémité de la terre ». <br />  Mais pourquoi Jacques&nbsp;? Parce qu’il était combattant dans l’âme, «&nbsp;fils du Tonnerre&nbsp;» si l’on en croit l’<em>Evangile de Marc</em> (3,17)&nbsp;: <br />  «&nbsp;Et il appela Jacques, fils de Zébédée, et Jean frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, c’est-à-dire fils du Tonnerre. Les deux frères, le Seigneur les appelle fils du Tonnerre parce que […] le Père leur apprit à tonner… » <br />  A cause aussi de cet autre épisode relaté dans l’<em>Evangile de Luc</em> (9.54), lorsque Jésus se vit refuser l’entrée dans Samarie&nbsp;: «&nbsp;Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer »&nbsp;? Jean vivait à Ephèse avec Marie. Restait Jacques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A quel saint se vouer ?</b></div>
     <div>
      Pour justifier son choix de mettre Jacques devant Mahomet, deux écrits sont venus à son secours. Le premier faisait de saint Jacques l’évangélisateur de l’Espagne. Isidore de Séville<sup>1</sup>aurait écrit, un siècle plus tôt&nbsp;: <br />  « Jacques, fils de Zébédée, frère de Jean […] prêcha l’évangile ici en Espagne ainsi que dans d’autres contrées occidentales, répandant aux lumières du couchant la lumière de sa prédication ». <br />  On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une interpolation et il n’est d’ailleurs pas exclu que Beatus, lui-même, en soit l’auteur. Il se serait caché derrière l’autorité d’Isidore de Séville pour cette annonce. Il la reprend ensuite dans son <em>Commentaire de l’Apocalypse</em> : <br />  « Ces douze disciples du Christ, prédicateurs de la foi […] reçurent pour évangéliser le monde des sorts différents en partage […] Jacques reçut l’Espagne » <br />  Voilà donc saint Jacques promu évangélisateur de l’Espagne. Mais, les <em>Actes des apôtres</em> le disent et Beatus le sait bien, il a subi le martyre à Jérusalem. Il est cependant indispensable qu’il soit enseveli dans la terre qu’il a évangélisée pour justifier son entrée en guerre. C’est son tombeau qu’il faut défendre. <br />  Beatus eut alors recours aux écrits d’un autre savant, Bède le Vénérable († 735) qui, dans une homélie sur saint Jean, rappelait que Jean était «&nbsp;le frère du bienheureux Jacques dont le corps repose en Espagne »<sup>2</sup>. Satisfait, Beatus put enfin présenter saint Jacques comme patron de l’Espagne, dans une strophe d’un long poème qui lui est attribué&nbsp;:  <div align="center">«&nbsp;Apôtre très saint, véritablement digne <br />  Chef éclatant de l’Espagne… »</div>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">1 <em>De ortu et obitu patrum </em>(Vie et mort des saints), <em>Patrologie Latine</em>, Migne, t. LXXXIII, col. 129-156. <br />  <em>Liber de ortu et obitu patriarcharum</em>, édité par J. Carracedo Fraga, <em>Corpus Christianorum</em>. Series Latina, Turnhout,&nbsp; éd. Brepols, t. 108 E (1996).</div>    <div id="ftn2">2 Migne, <em>Patrologie latine</em>, Homélie XCII,. t. 94, col. 494. <br />  &nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Restait à découvrir le tombeau</b></div>
     <div>
      La découverte du tombeau intervint plus tard. Quand ? Beatus l’aurait su si la découverte avait eu lieu de son vivant, or il n’en parle pas. Il est mort entre 798 et 800. Cette découverte serait donc postérieure à 800. Elle est survenue du vivant du roi des Asturies, Alphonse II, roi de 791 à 842. L’incertitude est grande. Les Espagnols la situent au temps de l’évêque Théodomir. Mais les premiers textes qui en parlent ne datent que du XIe siècle. Les dates de son épiscopat sont rien moins qu’incertaines et même la réalité de son tombeau à Compostelle est sujette à caution ! <br />  La cathédrale de Compostelle affiche une date précise, aujourd'hui, plus besoin de faux manuscrits, la technique donne de nouveaux moyens à l'imagination des chanoines de Compostelle : <br />  <a class="link" href="http://www.archicompostela.org/web/catedral/movie.html" target="_blank">http://www.archicompostela.org/web/catedral/movie.html</a>  <br />  Elle est aussi plus insidieuse : comment ne pas croire que tout cela est véridique ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sous l'autorité de l'évêque Turpin</b></div>
     <div>
      La <em>Chronique de Turpin</em> fournit aussi une source d’information sur le tombeau de saint Jacques à Compostelle. Elle montre l’empereur convié en songe par saint Jacques à quitter son palais d’Aix-la-Chapelle pour aller délivrer son tombeau des mains des Sarrasins (ce qui était sans objet puisque la Galice n’a jamais été envahie, mais qu’importe). Ce <em>Turpin</em>, est-ce une histoire de Charlemagne ou une légende de Charlemagne&nbsp;? Légende, sait-on aujourd’hui. Mais histoire au moins jusqu’au XVIe siècle, car le texte fut inséré au XIIIe siècle dans les <em>Grandes Chroniques de France</em> (l’Histoire nationale de la France).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Alors, Thédomir ou Charlemagne ?</b></div>
     <div>
      Comment choisir&nbsp;? Théodomir ou Charlemagne&nbsp;? Histoire incertaine ou document historique devenu légende&nbsp;? Les deux font appel à l’imaginaire. La référence au premier, normale du point de vue espagnol est reprise par ceux qui ne se réfèrent qu’aux documents issus de Compostelle. La <em>Chronique de Turpin</em> permet de situer la découverte du tombeau avant la mort de l’empereur, soit en 813 au plus tard. Le rapprochement avec la mort de Beatus permet de proposer l’intervalle 800-813 pour la découverte du tombeau. Il s’agit en tout état de cause d’une date symbolique. Mais donner la préférence à la légende de Charlemagne est cohérent avec l’engagement de l’empereur dans la lutte contre l’adoptianisme. Elle conforte en outre l’image, de saint Jacques passeur des âmes source de nombreuses dévotions. <br />  Le choix de 2013 par le ministère de la Culture pour une Commémoration nationale était donc justifié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Theodomir-ou-Charlemagne_a172.html" />
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   <title>Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations</title>
   <updated>2024-02-01T19:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Commemoration-nationale-comptes-rendus-de-manifestations_a161.html</id>
   <category term="OPINIONS" />
   <georss:point>50.367874 3.080602</georss:point>
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/5336623-8519178.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-22T10:36:00+02:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dates et lieux des manifestations animées par Denise Péricard-Méa ou organisées sur sa suggestion, avec leur programme, un bref résumé ou le cas échéant des liens pour en savoir plus..     <div><b>Moissac, 12 octobre, Saint-Jacques de Compostelle entre Histoire et légende</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-8875831.jpg?v=1381761621" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Après un exposé de Michèle Fournié, professeur émérite d'histoire médiévale à l'université de Toulouse Le Mirail qui a montré la place de la sainteté et des cultes des saints dans l'Eglise médiévale, Denise Péricard-Méa a traité des cultes à saint Jacques. Elle a particulièrement insisté sur le culte des reliques héritées des cultes à saint Jacques, patrimoine important, trop souvent négligé et laissé à l'abandon. Ces reliques donnaient lieu à de nombreux pèlerinages locaux, sans liens avec Compostelle. Elle a enfin rappelé les conditions dans lesquelles est né le pèlerinage contemporain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>10 octobre à Périgueux (Dordogne)</b></div>
     <div>
      A l'invitation de l' Association Périgourdine d’Action Culturelle, Denise Péricard-Méa a&nbsp; présenté l'histoire et l'actualité des chemins de Saint-Jacques en soulignant les influences politiques qui ont conduit à la situation actuelle. <br />  Le 1200<sup>e</sup> anniversaire de la naissance du pèlerinage de Compostelle a été inscrit par le ministère de la Culture sur la liste des Commémorations nationales de l’année 2013. Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ont été honorés d’une inscription au Patrimoine mondial de l’humanité. Leur importance dans l’histoire des échanges et communications entre l’Espagne et le reste de l’Europe, en particulier la France, justifiaient-ils cette distinction&nbsp;? <br />  Cette conférence a permis d’explorer l’histoire et la géographie de ces chemins. Jusqu’au XIXe siècle, elle s’est appuiée essentiellement sur l’étude des témoignages des pèlerins qui ont laissé des récits, malheureusement rares avant le XVe siècle. L’édition, à la fin du XIXe, d’un manuscrit du XIIe, très peu recopié au cours des siècles, a complètement modifié la vision de ces chemins dans le Sud-Ouest de la France, conduisant à en faire en 1937 un véritable Monument historique. Elle soulignera enfin
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De saint Jacques en saint Jacques dans le Volvestre,14 septembre à Montesquieu-Volvestre (Haute-Garonne)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-8742772.jpg?v=1379483397" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Près 150 personnes ont assisté à la conférence de Denise-Péricard-Méa qui a présenté un panorama du patrimoine jacquaire sous le titre <em>De saint Jacques en saint Jacques&nbsp;&nbsp; dans le Volvestre</em>, <br />  Les manifestations organisées pour les Journées du patrimoine par l'Office du tourisme de Montesquieu-Volvestre ont mis cette année l'accent sur le patrimoine jacquaire. Montesquieu-Volvestre possède en particulier un buste-reliquaire de saint Jacques, jadis oublié dans le clocher et aujourd'hui plusieurs fois restauré. <br />   <br />  Le Pays du Volvestre est riche de témoins de cultes à saint Jacques, en particulier de reliques que possédaient de nombreux sanctuaires locaux offrant la possibilité de vénérer saint Jacques. Deux itinéraires étaient proposés le dimanche 15 septembre pour en découvrir quelques uns. La visite de ces sanctuaires et&nbsp; de leurs richesses a ainsi pris sa place dans l'animation touristique locale.&nbsp; <br />   <br />  Tous ont raconté la légende de saint Jacques et contribué à faire connaître Compostelle. Certains ont même vu passer des pèlerins se rendant à Compostelle. Une famille de Montesquieu conserve ainsi un document rare, une attestation de pèlerinage (dite aujourd'hui Compostela) délivrée en 1724 à un de ses ancêtres. <br />   <br />  Aujourd'hui ces sanctuaires peuvent servir de support à des chemins de pèlerinage contemporains. C'est ainsi qu'un itinéraire passant par Carcassonne et Montesquieu pourrait être proposé entre Méditerranée et Atlantique. Proposé aux pèlerins contemporains comme chemin de Compostelle, il serait intégré dans l'ensemble des chemins reconnus comme Bien unique au titre du Patrimoine mondial. Les efforts entrepris pour retrouver des traces de cultes à saint Jacques dans le Volvestre apportent des justifications à cette proposition. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>XXe Colloque des Amis de Cadouin</b></div>
     <div>
      Denise Péricard-Méa est intervenue au XXe colloque des amis de Cadouin sur les reliques de saint Jacques, les pèlerinages locaux et les trafics de reliques. <br />  Le programme de la journée peut être téléchargé à partir du <a class="link" href="http://www.amisdecadouin.com/les-amis-de-cadouin/" target="_blank">site des Amis de Cadouin</a>.  <p align="left">Les communications ont été suivies d'une excursion au château de Montréal où Bernard&nbsp;de Montferrand&nbsp; a présenté la Sainte-Epine que portait l'Anglais Talbot à la bataille de Castillon en 1453. <br />   <br />  Les Actes&nbsp;des précédents colloques peuvent être commandés sur le site&nbsp;<em><a class="link" href="http://amisdecadouin.com" target="_blank">amisdecadouin.com</a>. </em>Nous recommandons particulièrement<em> </em>la lecture des Actes du XIXe colloque qui portait sur <em>Les Templiers en Périgord</em>. Deux articles démontent la légende templière de Domme. Ils mettent en cause le chanoine Tonnelier connu par ailleurs comme créateur, dans les mêmes années 1970, de la légende de Talmont sur les routes de Compostelle. Voir sur ce sujet <a class="link" href="http://www.saint-jacques.info/talmont.htm" target="_blank">l'article de Jacques Tribondeau sur Talmont.</a>  <br />   <br />  A propos des Templiers, le chanoine Tonnelier a sévi par ailleurs à Saint-Emilion, Gisors et Chinon. Dans les années 1970, la revue <em>Archeologia</em> s'est largement fait l'écho de toutes ses études qui sont manifestement des faux. L'Office du tourisme de Domme continue, lui, à vendre cette supercherie à des touristes une fois de plus bernés par des études pseudo-scientifiques. <br />  Traumatisés en leur temps par la perte du Saint-Suaire, les Amis de Cadouin montrent avec bonheur qu'il est possible de survivre à la divulgation de la vérité. Ils ne sont pas davantage dupes de l'authenticité du chemin de Compostelle à Cadouin. Le village, lui, profite de la notoriété de son inscription au Patrimoine mondial pour organiser la semaine médiévale fêtant saint Jacques, sans se croire obligé de vendre aux touristes du pseudo-Compostelle. Un exemple à suivre. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>19 au 21 juillet à Lignières (Cher)</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-8519162.jpg?v=1374592389" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      La Commémoration nationale a été présentée à l'occasion de la manifestation Equirando 2013, avec comme support le 50e anniversaire de la première chevauchée organisée vers Compostelle par Henri Roque en 1963. <br />  A cette occasion a été présenté un film réalisé par Pierre-Marc Allart, mélangeant photos et films d'archives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De saint Jacques en saint Jacques dans le Tarn</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-8308261.jpg?v=1370124408" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Conférence organisée à Mazamet le 1er juin par la Maison des Mémoires. <br />  Après avoir répondu à la question " Pourquoi y a-t-il un tombeau de saint Jacques à Compostelle ? ", Denise Péricard-Méa a montré l'importance des témoins de cultes à saint Jacques, en particulier de reliques, ailleurs qu'à Compostelle. Cela permet de donner sa vraie place à Compostelle et apporte une vision nouvelle sur le pèlerinage contemporain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>16 juillet à Eygalières</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-8519178.jpg?v=1374487831" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Le succès était prévisible dans la ville d'Henri Roque. <br />  Le public se pressait dans la salle de la médiathèque pour écouter la présentation faite par Denise Péricard-Méa du livre édité pour le 50e anniversaire de la chevauchée vers Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>25 mai, à Pons (Charente Maritime)</b></div>
     <div>
      A l'initiative de la&nbsp; compagnie «&nbsp;Si Pons m’était conté&nbsp;», avec la participation de plusieurs associations locales, en présence des autorités et dans le cadre du projet " Pons ville médiévale " : <br />   <br />  Inauguration de nouveaux aménagements intérieur dans le donjon et la salle de l'Hôpital des pèlerins. <br />  10e anniversaire de la création du jardin médiéval reconstitué à l’Hôpital des pèlerins <br />   <br />  A l'ocasion de la commémoration des 1200 ans de l’invention du tombeau de saint Jacques à Compostelle, conférence de Denise Péricard-Méa sur l'hospitalité médiévale. En l'absence de documents détaillés sur Pons, la conférencière s'est appuyée sur ses études de la Maison Dieu d'Issoudun ayant fait l'objet de son livre : <br />  <em>L'hospitalité médiévale, l'exemple d'Issoudun.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>18 avril de 10h à 16h, à Saumur (Maine-et-Loir)</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-7963644.jpg?v=1363802676" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Réception au Cadre noir (Ecole Nationale d'Equitation) en l'honneur d'Henri Roque, pour fêter le 50e anniversaire du premier pèlerinage équestre à Compostelle. <br />  Retrouvailles de deux anciens participants à cette chevauchée et de cavaliers pèlerins de Compostelle. <br />  Présentation du livre <em>L'homme à cheval sur les chemins de Compostelle</em>. <br />   <br />  Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées dans une ambiance amicale et chaleureuse. Leur réception par l'Ecuyer en chef du Cadre Noir a été particulièrement appréciée. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.saint-jacques-compostelle.info/photos/Saumur-18-avril-Reception_ga106310.html" target="_blank">Voir une galerie de photos de la réception au Cadre Noir à Saumur</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>27 avril à Douai, reliques de saint Jacques et pèlerinages</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/5336623-7963768.jpg?v=1369242737" alt="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" title="Commémoration nationale comptes-rendus de manifestations" />
     </div>
     <div>
      Alors qu'elle avait disparu depis plusieurs années, une relique de saint Jacques qui se trouvait dans l'ancienne église Saint-Jacques, désaffectée, a été retrouvée grâce à la ténacité de Denise Péricard-Méa et à la collaboration de plusieurs Douaisiens qui pourtant ne croyaient pas à son existence. L'intérêt suscité par cette découverte a déclenché des recherches permettant de mettre la main sur une autre relique et sur un buste-reliquaire dont la relique avait disparu. <br />  Le 1200e anniversaire de la découverte du tombeau de saint Jacques a offert une excellente occasion pour donner à ces reliques une place plus convenable et les offrir comme support à la prière, voire comme lieu d'un petit pèlerinage local. <br />  Au cours de la conférence donnée à Douai, Denise Péricard-Méa a montré la richesse du Nord de la France en reliques de saint Jacques et en sanctuaires de proximité. <br />  Voir un premier compte-rendu dans <a class="link" href="http://www.lavoixdunord.fr/region/plus-de-mille-fideles-presents-ce-dimanche-matin-a-la-ia16b0n1210039" target="_blank"><em>La Voix du Nord</em></a>  <br />   <br />  La relique récemment retrouvée dans l'église Saint-Jacques était exposée à l'entrée de la salle de conférence avec divers documents rassemblés par le Père Bernard Descarpenteries. <br />   <br />   <br />  Voir sur le site de la paroisse le <br />  <a class="link" href="http://st-maurand-st-ame.cathocambrai.com/rubrique-21466.html" target="_blank"><span class="link">reportage de Michel Laisne</span></a>  <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>11 avril à 18 h, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône)</b></div>
     <div>
      Conférence organisée par l'association des amis de saint Jacques dans les Alpilles.  <div align="center"><em>Compostelle 813-2013, du tombeau aux chemins</em></div>   <br />  La conférence a mis en perspective cette Commémoration à la lumière des recherches sur le pèlerinage du Moyen Age à nos jours. Elle a montré comment des décisions à caractère plus politique que religieux ont conduit au phénomène contemporain. Les nombreux récits de pèlerins historiques étudiés et publiés permettent de mettre en évidence l’évolution vers le pèlerinage actuel. Son importance ne doit pas cacher les dérives qui tendent à en faire le «&nbsp;grand théâtre de Compostelle&nbsp;». La conclusion invite à retrouver le patrimoine jacquaire, particulièrement riche en Provence, en particulier les reliques, témoins des dévotions à saint Jacques en de nombreux lieux autres que Compostelle. &nbsp; <br />   <br />  Une suite à cette conférence sera donnée par un des participants, responsable d'un gîte sur le chemin de Vézelay
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>30 mars14h30,  colloque Le touriste et l'habitant, à Béziers (Hérault)</b></div>
     <div>
      Communication sur le thème :  <div align="center">«&nbsp;La réception des pèlerins de Saint-Jacques par les habitants des territoires traversés (XV -XX siècles)&nbsp;»</div>   <br />  Au XXe siècle, des décisions politiques ont donné un nouveau visage au pèlerinage à Compostelle devenu un phénomène de société. Sa notoriété s’est étendue bien au-delà de l’Europe par l’inscription des chemins de Compostelle au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le pèlerin médiéval fait toujours rêver mais les marcheurs sur ces chemins n’ont pas avec les habitants des régions traversées les relations qui existaient au Moyen Age. <br />  Le pèlerinage d’aujourd’hui donne parfois l’impression d’être devenu un grand théâtre avec de nouveaux codes et de nouveaux rites. Les pèlerins en sont les acteurs principaux, acteurs temporaires itinérants ; ils sont entourés d’acteurs permanents sédentaires qui se chargent de pourvoir à leurs besoins. Le pèlerinage n’a jamais eu cette figure dans l’histoire, figé par une cartographie née au XIXe siècle. <br />  Les récits de pèlerins médiévaux et autres témoignages apportent de nombreux éclairages sur les relations des pèlerins avec les habitants des régions qu’ils traversaient. Après avoir planté le décor et s'appuyant sur ces récits, la communication a apporté des exemples montrant comment ces pèlerins ont été vus et reçus du XVe au XXe siècles. Dans la perspective de mise en tourisme de Compostelle, l'attention a été appelée sur l'importance du patrimoin hérité des cultes à saint Jacques qui mérite d'être mieux présenté et mieux connu, tant des habitants que des pèlerins et touristes.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>16 février à Ecques (Pas-de-Calais)</b></div>
     <div>
      Conférence inscrite dans la saison culturelle portée par l’équipe technique du Pays d’art et d’histoire et organisée par l’Université populaire autour de l’exposition «&nbsp;Une Renaissance, l’art entre Flandre et Champagne, 1150-1250&nbsp;» programmée au musée de l’hôtel Sandelin de Saint-Omer, en partenariat avec le Musée de Cluny, Musée National du Moyen Age. <br />  Denise Péricard-Méa a montré que la découverte du tombeau attribué à saint Jacques à Compostelle a répondu à des besoins politiques des royaumes catholiques du Nord de l’Espagne. La commémorer en 2013, c’est la rattacher à l’histoire de France d’une façon qui aujourd’hui n’a plus qu’une dimension symbolique, néanmoins fondamentale pour comprendre Compostelle. <br />  Avec cette commémoration le ministère de la Culture invite à plonger dans la réalité historique et contemporaine des cultes à saint Jacques. La conférence a proposé un pèlerinage à la découverte de saint Jacques, montrant comment le Nord de la France a été à la fois un carrefour de routes empruntées par des pèlerins mais surtout un pôle important de cultes à saint Jacques, marqués par les traces de la présence espagnole. Elle a invité à redécouvrir la richesse de la région en reliques et reliquaires de ce saint. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> 3 février, à Bourges (Cher)</b></div>
     <div>
      Le salon du livre d'histoire a fourni l'occasion d'une première présentation de la Commémoration nationale à un nombreux public accueilli dans la salle du Conseil Général dans le palais Jacques Coeur. <br />  Cette conférence a permis de mettre en perspective cette Commémoration à la lumière des recherches récentes sur le pèlerinage du Moyen Age à nos jours. Elle a montré comment, au cours des siècles, des décisions à caractère plus politique que religieux ont conduit au phénomène contemporain. La référence à de nombreux pèlerins historiques dont Denise Péricard-Méa a étudié et publié les récits lui a permis d’éclairer d’un jour inédit le pèlerinage contemporain et les différents acteurs de ce qui tend à devenir le «&nbsp;grand théâtre de Compostelle&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/Commemoration-nationale-comptes-rendus-de-manifestations_a161.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>25 juillet 813</title>
   <updated>2011-06-25T10:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/25-juillet-813_a127.html</id>
   <category term="HISTOIRE  ET LÉGENDES" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/3082859-4398119.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-06-25T08:27:00+02:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Clavijo et le 25 juillet 813 réunis dans un manuel scolaire espagnol     <div><b>Une date enfin révélée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/3082859-4398119.jpg?v=1308985072" alt="25 juillet 813" title="25 juillet 813" />
     </div>
     <div>
      Sous l'image du Matamore entrainant les troupes chrétiennes à la victoire à Clavijo, lisez la première ligne du texte. <br />«&nbsp;<em>Le 25 juillet 813, l'apparition d'une lumière conduisit l'évêque Teodomire à ordonner la fouille du lieu où fut découvert un tombeau attribué à saint Jacques.</em>&nbsp;» <br />La date est imaginaire, certes. Mais retenons que les écoliers espagnols n'apprennent pas que le tombeau de saint Jacques est à Compostelle. Il est bien indiqué qu'il s'agit d'un tombeau &quot; attribué &quot; à saint Jacques. <br />Ils seront surpris s'ils viennent un jour visiter Le Puy en Velay où l'on croit que Compostelle possède bien ce tombeau, contrairement aux affirmations des papes de Léon XIII à Benoît XVI. <br /> <br /><a class="link" href="http://www.saint-jacques-compostelle.info/De-Leon-XIII-a-Benoit-XVI-l-evolution-du-discours-sur-Compostelle_a102.html" target="_blank">voir notre article sur l'évolution du discours des papes </a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une épée faite croix</b></div>
     <div>
      La légende de l'image de saint Jacques assistant les combattants chrétiens est, elle aussi, instructive. Saint Jacques n'est pas ici le Matamore représenté dans nombre d'églises espagnoles. <br />Son épée est &quot; transformée en croix &quot; : &quot; <em>con la espada hecha Cruz</em> &quot;. <br />Il faut noter cependant que la croix a bien ici la forme habituelle des croix de bois traditionnelles. <br />Elle n'est pas, comme à Compostelle, un habillage et une présentation ambigus de l'épée de l'Ordre de Santiago. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Références recherchées</b></div>
     <div>
      Le correspondant qui nous a adressé cette image ne nous a malheureusement pas encore fourni les références exactes de l'ouvrage dont elle est extraite. Néanmoins nous pensons intéressant de la publier avant que saint Jacques ne soit partout fêté le 25 juillet. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs de cette imprécision que nous lèverons le plus rapidement possible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une date non attestée mais plausible</b></div>
     <div>
      Personne ne sait quand a été découvert ce tombeau. Mais la date que propose ce manuel est néanmoins intéressante. La faire coincider avec la fête de l'apôtre qui rappelle son martyre a une forte charge symbolique. <br />En outre cette date est plausible. La <em>Chronique de Turpin</em>, considérée jusqu'au XVIIIe siècle comme faisant partie de l'histoire officielle de la France indiquait que Charlemagne était allé à Compostelle délivrer le tombeau qui était donc déjà connu. Il est mort en 814. L'année 813 peut donc être considérée avec raison comme celle de la découverte du tombeau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/25-juillet-813_a127.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>De Léon XIII à Benoît XVI, l’évolution du discours sur Compostelle</title>
   <updated>2011-12-07T18:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/De-Leon-XIII-a-Benoit-XVI-l-evolution-du-discours-sur-Compostelle_a102.html</id>
   <category term="HISTOIRE  ET LÉGENDES" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/2465436-3462234.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-08T10:23:00+01:00</published>
   <author><name>fondation Ferpel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis 1884, trois papes ont marqué l'histoire de Compostelle. L'examen de leurs propos sur Compostelle montre une évolution importante. Il est nécessaire de la souligner car certaines associations et de nombreux pèlerins continuent de propager le discours de Léon XIII.     <div><b>Léon XIII</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/2465436-3462234.jpg?v=1323280062" alt="De Léon XIII à Benoît XVI, l’évolution du discours sur Compostelle" title="De Léon XIII à Benoît XVI, l’évolution du discours sur Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Il est le pape qui authentifia la découverte des ossements retrouvés sous la cathédrale par l’archevêque de Compostelle comme étant les reliques de saint Jacques et de ses disciples. <br />  Dans sa Lettre apostolique <span style="font-style: italic;">Deus omnipotens</span>, il rappelle avec force détails l’origine de Compostelle, reposant sur « une tradition orale constante, répandue partout, qui remonte jusqu'aux temps apostoliques et confirmée d'ailleurs par des Lettres publiques de Nos Prédécesseurs ». <br />  Il parle à plusieurs reprises de la présence à Compostelle du tombeau de l’apôtre sans la mettre en doute. Les visiteurs intéressés trouveront ci-dessous le texte intégral de cette Lettre apostolique. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jean-Paul II</b></div>
     <div>
      Un siècle plus tard, Jean-Paul II est plus mesuré. Il reprend certes à son compte les affirmations de ses prédécesseurs sur l’histoire du pèlerinage, leur donnant une autorité nouvelle. Mais il ne parle ni de tombeau ni de reliques, se contentant de la mention «&nbsp; l’Europe tout entière s’est trouvée elle-même autour du mémorial de saint Jacques, aux siècles où elle s’édifiait en continent homogène et spirituellement unique ». <br />   <br />  On peut regretter qu’il ait contribué à prolonger l’erreur historique concernant saint François, négligeant ainsi les études franciscaines. Toutefois, s’agissant des foules pèlerines, son discours est moins emphatique que les précédents. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Benoît XVI </b></div>
     <div>
      L’homélie et les discours de Benoît XVI apportent une dimension nouvelle. <br />  Il est dans la ligne de Jean-Paul II en rappelant les racines chrétiennes de l’Europe. S’agissant de l’histoire de Compostelle il se contente de dire que « saint Jacques le Majeur, y est vénéré depuis des temps immémoriaux ». Ayant lui-aussi « voulu venir en pèlerinage dans la Maison du <span style="font-style: italic;">Señor Santiago</span> dont on célèbre le 800e anniversaire de la consécration », il dit simplement qu'elle est « liée à la mémoire de saint Jacques et a accueilli des pèlerins du monde entier », sans mentionner ni le tombeau, ni même les reliques. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.institut-irj.fr/De-Leon-XIII-a-Benoit-XVI-l-evolution-du-discours-sur-Compostelle_a102.html" />
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