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 <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-18T11:17:11+02:00</updated>
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   <title>1948 - 2010, toujours pèlerin</title>
   <updated>2010-12-17T09:02:00+01:00</updated>
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   <category term="PÈLERINS ET PÈLERINAGES" />
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   <published>2010-12-17T06:58:00+01:00</published>
   <author><name>Jaime Figueras Riba</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A près nous avoir confié les souvenirs de son pèlerinage de 1948, Jaime Figueras Riba a eu la gentillesse de nous autoriser à publier ses réflexions de pèlerin. Depuis 1999, il parcourt les chemins de Compostelle, dans la fidélité à son premier pèlerinage avec les scouts et le souvenir d'un pèlerin qui reste pour lui un modèle. Pour l'année sainte 1999, il a eu le bonheur d'arriver à Compostelle avec son fils et son petit-fils et d'échafauder des rêves que ses marches lui ont permis de réaliser. Il nous fait découvrir ses chemins.     <div>
      Mon nom est Jaime et j'ai 75 ans. Depuis que je suis très jeune, je m'intéresse au pèlerinage à Compostelle. Je l'ai fait en 1948 lors d'une réunion internationale de l'Action catholique de la jeunesse.           <br />Des souvenirs de ce voyage, je me souviens de mon premier pèlerin, un Belge d'environ 35 ans, qui m'a expliqué qu'il avait fait plus de 2.000 km depuis son pays, trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il nous a chanté une chanson médiévale wallonne, dont je me souviens parfaitement de la musique et un couplet que j'ai l'habitude de fredonner quand je marche vers Santiago.           <br />           <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/2554963-3602715.jpg?v=1292566796" alt="1948 - 2010, toujours pèlerin" title="1948 - 2010, toujours pèlerin" />
     </div>
     <div>
      Les priorités de la vie m'ont fait abandonner mes rêves de Compostelle   jusqu'en 1999. C'est alors qu'a commencé ma marche qui se terminera   lorsque ma condition physique le décidera. Jusqu'à présent, j'ai   parcouru près de 6.000 km à pied par des chemins différents.          <br />  En 2007, j'ai réalisé mon rêve de voir le soleil mourir à Fisterra et en   2008 mon second rêve, relier la ville du Puy-en-Velay à Santiago.          <br />          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ces randonnées m'ont donné l'occasion de rencontrer de nombreuses     personnes impliquées d'une façon ou d'une autre, de me faire de bons     amis et de partager toutes sortes de situations avec mes collègues et     pèlerins du monde entier. Le chemin est comme un fleuve dans lequel le     vrai pèlerin est submergé et emporté par le courant. Sur la route vous     n'avez pas de façade sociale, économique, intellectuelle, ou     professionnelle. Les personnes rencontrées savent à peine votre prénom,     mais tout le monde vous sourit et vous aide si nécessaire. L'utopie de     "tous égaux" devient une réalité.         <br />       <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un autre des nombreux mystères du chemin de Saint Jacques... </b></div>
     <div>
      Lors de mon   premier voyage en   1999 avec mon fils et mon petit-fils, j'ai découvert   les différents   aspects du chemin, comme le religieux, le spirituel, le   sportif, mais   je n'ai pas vu le plus important : l'aspect social. Après   réflexion,   je conclus que mes raisons personnelles pour poursuivre le   chemin sont   un mélange équilibré de tous ces motifs. J'ai aussi   découvert que la   meilleure façon de s'intégrer dans l'esprit du <span style="font-style: italic;">Camino</span>   était de   cheminer avec les pèlerins, de leur parler, de parler aux gens   du   pays, sans hâte, et de dormir dans les albergues.        <br />      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un chemin facile</b></div>
     <div>
      Je voudrais,   toutefois démystifier la difficulté du chemin de   Compostelle. Il est   accessible à toute personne qui fait un peu   d'exercice et qui est en   bonne santé. Souvent, la route est plus   tolérable que la vie   elle-même, les besoins de base sont réduits au   minimum et les demandes   sont faciles à satisfaire, ce qui donne au   pèlerin un sentiment de   liberté illimitée.       <br />     <br />    A plusieurs reprises, on m'a suggéré de   raconter par écrit mes   expériences, ce que j'ai toujours refusé car je   ne suis pas habile dans   l'écriture et je suis un peu paresseux.   Toutefois, je voudrais   enregistrer un groupe de personnes anonymes, de   différents pays et   différentes situations sociales qui se sont   engagés dans le bénévolat et parfois même en sacrifiant leur temps libre, pour prendre soin des pèlerins dans les albergues.       <br />     <br />    Dans ces 6.000 km, j'ai constaté que le degré de bonheur que respire   le   pèlerin à son arrivée à Compostelle est directement proportionnel à   la   chance qu'il a eue de passer la nuit dans les albergues pendant   les 30   jours requis pour le Voyage sur les 750 km séparant   Roncesvalles de   Santiago de Compostela.      <br />     <br />Toutefois la voie  n'a pas de commencement, c'est le pèlerin qui décide. Mais toujours le but est le même : Compostelle
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Dante, saint Jacques et les pèlerins</title>
   <updated>2009-07-28T09:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Dante-saint-Jacques-et-les-pelerins_a54.html</id>
   <category term="PÈLERINS ET PÈLERINAGES" />
   <published>2009-07-17T23:28:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dante a évoqué saint Jacques et les pèlerins dans ses oeuvres. Quelle place ont-ils tenue dans sa pensée et son inspiration ? Quel sens donner à ces quelques références. La question est ouverte.     <div>
         Dans <span style="font-style: italic;">Vita Nuova</span>, Dante, après avoir croisé des pèlerins allant à Rome, sans oser leur parler de Béatrice, en donne une définition. Sortie de son contexte, une phrase du passage qu'il leur consacre&nbsp; est souvent utilisée pour montrer la prééminence de Compostelle. Dante en effet a écrit : "Au sens étroit on n’entend par pèlerin que celui qui va vers la maison de saint Jacques ou en revient&nbsp;". En dehors de toute analyse de la pensée de Dante sur ce sujet beaucoup y voient aujourd'hui une preuve de l'importance de Compostelle.           <br />           <br />A quelques reprises dans ses oeuvres Dante a évoqué saint Jacques et les pèlerins. En quoi la figure de saint Jacques le Majeur et l'Epître de Jacques qui à son époque lui était encore attribuée ont-elles pu inspirer le poète ? A quelles autres influences les rattacher ?           <br />Dans son exil, il s'est identifié au pèlerin qui reste à jamais un étranger mais qui est porteur d'espoir. Espérance pèlerine que saint Jacques lui-même semble reconnaître quand il interroge le poète : «&nbsp;Et vif gré te saurai si tu me contes le bien que te promet ton espérance&nbsp;».           <br />           <br />Les extraits ci-dessous montrent les principaux passages de l'oeuvre de Dante dans lesquels le poète évoque saint Jacques ou les pèlerins. Que peuvent-ils apprendre sur le pèlerinage médiéval et Saint-Jacques de Galice ?           <br />           <br />         <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-weight: bold;">Mentions de saint Jacques dans les oeuvres de Dante  </span>        <br />          <br />- Il est celui qui assiste à la Transfiguration (Banquet, II, I, 5 et Monarchie, III, IX, 11)          <br />- Il est le saint de l’Epître :           <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Ce  pourquoi saint Jacques apôtre dit en son Epitre : Voici que l’homme des  champs attend le précieux fruit de la terre, endurant patiemment  jusqu’au jour où il recevra le saisonnier et le tardif&nbsp;» (Banquet, IV,  II, 10)</div></div>    <br />Dante explique que la «&nbsp;divine semence&nbsp;» ne tombe pas sur  telle ou telle personne en tenant compte de la noblesse de son lignage,  mais sur des personnes «&nbsp;qui font une noble lignée&nbsp;». Il s’agit bien,  dit-il, d’un «&nbsp;divin don selon la parole de l’Apôtre : toute bonne  chose baillée et tout don parfait vient d’en haut, descendant du Père  des astres&nbsp;».         <br />- Il est le saint du «&nbsp;chemin&nbsp;»&nbsp;:          <br />«&nbsp;Le ciel  étoilé nous montre la Galaxie, c’est-à-dire ce cercle blanc que le  vulgaire appelle Chemin de saint Jacques&nbsp;» (Banquet, II, XIV, 1)         <br />- Il apparaît à Dante lors de son arrivée au Paradis&nbsp;(chant XXV, 17-18), signalé par Béatrice qui s’écrie :           <br />            <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">            <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Mire, mire ! ici vois le baron pour qui là-bas on visite Galice&nbsp;»</div></div>     <br />- Il parle aux arrivants (82-85)          <br />            <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">            <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;L’amour dont brûle encore     Mon cœur pour la vertu qui me suivit     Jusqu’à la palme, au sortir du champ clos     Veut que je te reparle, à toi qui l’aimes&nbsp;»</div></div>     <br />Etonnant, c’est lui qui interroge Dante sur l’espérance (86-87)           <br />«&nbsp;Et vif gré te saurai si tu me contes          <br />Le bien que te promet ton espérance&nbsp;»          <br />          <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-weight: bold;">Mentions de pèlerins  dans les oeuvres de Dante</span>        <br />          <br />Dans la <span style="font-style: italic;">Viata nuova</span> (XL) où il célèbre  sa passion pour Béatrice Portinari (1292-1294) le poète voit passer à  Florence, peu avant la semaine sainte, un groupe de pèlerins qui se  rendaient à Rome pour voir le linge blanc avec lequel fut essuyé le  visage du Christ et portant les traits du Sauveur. Béatrice est  absente, le poète pense que la ville entière se désole, il voudrait  même que les pèlerins la cherchent et, ne la trouvant pas, la pleurent  !         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Et ces pèlerins allaient, selon qu’il me parut, moult pensifs.  Adonc, pensant à eux, je dis en moi-même : ces pèlerins me semblent de  lointain pays, et je ne cuide point qu’ils aient même ouï parler de  cette dame, et rien ne savent d’elle. Ainçois leurs pensées vont à  autres choses que celles d’ici, car ils pensent, qui sait, à leurs amis  lointains, que nous-mêmes ne connaissons pas&nbsp;»</div></div>.         <br />Aucune méfiance  envers eux. Il a envie de retenir ces étrangers, de leur parler de  Béatrice et du vide de l’absence, mais ils lui semblent perdus dans des  pensées qui lui sont trop inconnues pour qu’il ose les aborder.         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Je  disais en moi-même&nbsp;: je sais que s’ils étaient d’un pays proche, à  quelque semblant nous les verrions troublés, passant parmi la  douloureuse cité&nbsp;».</div></div>    <br />Une grande pudeur, une timidité aussi l’empêchent de leur adresser la parole. Le poète pense :           <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Si je les pouvais retenir un petit, je finirais bien par les faire pleurer avant qu’ils sortissent de cette ville&nbsp;»…</div></div>&nbsp;    <br />Les pèlerins passent, sans avoir rien deviné. Le poète transforme le contact non noué en un poème :           <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Ô pèlerins qui cheminez pensifs      Qui sait ? De choses à vos vœux non prochaine      Venez-vous d’une gent si reculée       Comme le donne à voir votre semblance,       Que vous ne pleurez mie, en trespassant      Tout par le milieu de la cité dolente      A guise de songeurs qui n’ont figure      De prendre garde à son accablement ?      Si vous restiez pour le vouloir ouïr,       Certes le cœur, nid des soupirs, me jure      Que vous en sortiriez bientôt en larmes.      Oyez, elle a perdu sa Béatrice :      Et d’icelle un mot seul qu’on puisse dire      A la vertu de faire les gens pleurer&nbsp;».</div></div>    <br />Dante  profite de cette rencontre pour définir le pèlerin. Cette définition  fut maintes fois reprise, mais toujours tronquée, ce qui la transforme  totalement :         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Et je dis pèlerins selon la signifiance large de ce  mot. Car on peut entendre pèlerins en deux manières, une large et une  étroite. Au sens large, on nomme pèlerin quiconque est hors de sa  patrie. Au sens étroit on n’entend par pèlerin que celui qui va vers la  maison de saint Jacques ou en revient&nbsp;».</div></div>    <br />Toutes les citations s’en  tiennent à cette dernière phrase, voulant montrer que le pèlerinage à  Compostelle est l’essence même du pèlerinage religieux. Mais Dante  éprouve le besoin de définir ce mot, ce qui prouve à quel point il  n’est pas clair dans sa pensée et dans son entourage&nbsp;:         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;A ce  propos il faut savoir qu’il y a trois façons de nommer les gens qui  vont au service du Très-Haut : On les appelle paulmiers en tant qu’ils  vont Outre-Mer, d’où maintes fois ils rapportent la palme. On les  appelle pèlerins en tant qu’ils vont à la maison de Galice, pour ce que  la sépulture de saint Jacques fut plus lointaine de sa patrie que celle  d’aucun autre apôtre&nbsp;».</div></div>    <br />La pensée du poète s’obscurcit encore car,  s’il définit comme «&nbsp;romieux&nbsp;» ceux qui vont prier à Rome, il termine  contre toute logique en donnant une précision troublante :     <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;là où ceux  que je nomme pèlerins se rendaient&nbsp;».</div></div>          <br />Le poète, chassé de  Florence pour raison politique en 1302, habite successivement Vérone,  Paris, Lucques, Padoue etc… puis Ravenne où il meurt en 1321. Le  Banquet est la première des œuvres qu’il compose en exil.         <br />Il est maintenant «&nbsp;pèlerin&nbsp;» au sens large qu’il lui donnait (I, III, 4)&nbsp;:          <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Depuis  qu’il plut aux citoyens de Florence de me jeter hors de son doux sein …  par toutes les régions, peu s’en faut, auxquelles s’étend cette langue,  pèlerin, presque mendiant, je suis allé contre mon gré&nbsp;» …</div></div>    <br />Dans Banquet (IV, XII, 15), il donne au pèlerinage un sens symbolique          <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Et  comme le pèlerin qui va par une voie par où il n’a jamais été, en sorte  que toute maison qu’il voit de loin, il cuide que ce soit l’auberge, et  trouvant que cela n’est point, adresse sa croyance à la suivante, et  ainsi de maison en maison, jusqu’à ce qu’il arrive à l’auberge. De même  notre âme incontinent qu’elle est entrée dans le chemin nouveau de  cette vie, par où elle n’est jamais passée, adresse ses yeux au  souverain bien. Et de la sorte tout ce qu’elle voit qui semble avoir en  soi quelque bien, elle cuide que ce soit lui&nbsp;».</div></div>    <br />          <br />Dans la  Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, Paradis), il raconte une vision  qu’il eut pendant la semaine Sainte de 1300, avant son exil : guidé par  Virgile, il traverse les 9 cercles de l’Enfer, fait l’ascension du  sommet du Purgatoire où il rencontre Béatrice qui le conduit au  Paradis.         <br />Dans le Purgatoire (chant II, 59-63) Dante et Virgile rencontrent l’ange accompagné de 100 âmes. L’ange les interpelle :&nbsp;           <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Si  vous savez la route, enseignez-nous comme aller contre mont. Sans doute  cuidez-vous, répond Virgile, que nous ayons de ces lieux accointance.  Mais, comme vous, nous sommes pèlerins&nbsp;».</div></div>    <br />Dans le même Purgatoire  (chant VIII, 1-6) sonne l’Angélus du soir. Dante chante la mélancolie  du pèlerin et regrets de ceux qu’il a laissés.         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;L’heure venait qui plie à lent désir      Les navigants, et leur cœur s’attendrit      Du jour qu’ils ont douce amitié laissée.      Alors, les sons d’une cloche lointaine      Blessent d’amour le pèlerin nouvel      Comme pleurant la clarté qui se meurt&nbsp;»</div></div>    <br />Dans  le chant XXIII (16-21), il reprend le thème des «&nbsp;pèlerins pensifs&nbsp;»  qui sont alors les âmes du Purgatoire qu’il rencontre :         <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Si comme font les pèlerins pensifs rejoignant par chemin gent inconnue      Qui jettent l’œil vers elle et point ne s’arrêtent,      Ainsi derrière nous … s’avançaient âmes à flots, dévotement taisantes&nbsp;».</div></div>    <br />Enfin, dans chant XXVI (109-112), il décrit le bonheur du pèlerin voyant naître le jour, au moment où il approche du but          <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Déjà devant l’esplendissante aurore          <br />Aux pèlerins tant plus douce à voir naître          <br />Quand plus et plus près du but ils hostellent,          <br />De toutes parts s’enfuyaient les ténèbres&nbsp;».     <br /></div>          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">  C’est enfin le Paradis (chant I, 49-55 et XXXI, 43-46)</div>«&nbsp;Et comme un second rai sort du premier      Rejaillissant vers le haut à la guise      Du pèlerin qui se met au retour,      Son geste … tira mon geste :      Au soleil je fichai mes yeux&nbsp;»</div>    <br />          <br />          <div style="border-left: 1px solid rgb(196, 196, 196); margin-left: 12px;">          <div style="margin-left: 3px;">«&nbsp;Comme un pèlerin qui se console      Quand il regarde au temple de son vœu      Espérant jà compter comme il est fait&nbsp;»</div></div>    <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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