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 <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T06:06:05+02:00</updated>
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   <title>71 + 7 = 1  L'équation de la Fondation</title>
   <updated>2021-12-14T21:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/71-7-1-L-equation-de-la-Fondation_a300.html</id>
   <category term="DÉCISIONS UNESCO" />
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   <published>2018-06-25T16:15:00+02:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’inscription au Patrimoine mondial des Chemins de Compostelle en France a été acquise en 1998 grâce à un artifice. Les chemins ne pouvant être inscrits en tant que tels l'ont été par l'intermédiaire de 71 monuments et 7 tronçons du GR 65 censés les représenter. Les relations de la France avec l'Unesco et l'influence de fonctionnaires français au sein de cette organisation ont, seules, permis cette inscription. Elle donnait aux chemins en France la même importance qu'au Camino francés inscrit en 1993. Certains promoteurs français de cette inscription ne disaient-ils pas " l'Espagne a triché, pourquoi pas nous ? ".     <div><b>Le livre qui posa et qualifia cette formule.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/23262776-25612266.jpg?v=1637182594" alt="71 + 7 = 1  L'équation de la Fondation" title="71 + 7 = 1  L'équation de la Fondation" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"> <br />  En 2008, on pouvait entendre du Nord au Sud de la France dans les sanctuaires dédiés à saint Jacques «&nbsp;Ypassaientparlà&nbsp;». La France commençait à s’approprier les chemins mais voyait dans le moindre de ses sanctuaires, dans les croix de chemins ou les coquilles une trace de passage des innombrables pèlerins annoncés par le justificatif de l’inscription&nbsp;:</div>    <blockquote>Tout au long du Moyen Age, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la plus importante de toutes les destinations pour d’innombrables et pieux pèlerins en provenance de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui constituent la présente inscription sur la Liste du Patrimoine mondial jalonnaient les quatre routes qu’ils empruntaient.</blockquote>    <div style="text-align: justify;">Aucun historien n’avait trouvé ces innombrables pèlerins. L'enthousiasme de leur découverte au XIXe siècle et l'imagination des promoteurs du chemin au XXe avaient exagéré leur nombre.. Tous siècles confondus, on peine à en trouver un millier alors qu’on parlait de millions. Quant aux quatre routes, elles avaient été tracées au XXe siècle sur la base d’un manuscrit du XIIe siècle découvert à la fin du XIXe. <br />  La décision de l'Unesco reposait sur deux affirmations non vérifiées, devenues de véritables croyances. La Fondation entreprit alors&nbsp;&nbsp;une étude des dossiers d'inscription pour comprendre comment ces affirmations avaient pu être validées par les experts de l'Unesco. <br />  Nos recherches&nbsp;ont donné naissance au livre <em>Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial, </em>publié en janvier 2009. Son&nbsp;premier chapitre a&nbsp;pour titre</div>    <blockquote>  <div style="text-align: center;">UNE EGALITE DIPLOMATIQUE&nbsp;: 71+7 = 1.</div>  </blockquote>    <div style="text-align: justify;">Il traduit notre&nbsp;conviction, qu'outre la qualité propre à chaque monument, dont plusieurs n'avaient rien à voir avec Compostelle, l'inscription fut acquise grâce à son «&nbsp;caractère exceptionnel&nbsp;». Ces mots furent utilisés par le ministère de la Culture,&nbsp;en novembre 1996 dans la lettre demandant aux DRAC de préparer le <span style="text-align: justify;">«&nbsp;</span>dossier &nbsp;d'inscription des chemins de St-Jacques de Compostelle en France sur la liste du Patrimoine mondial<span style="text-align: justify;">&nbsp;». Ne&nbsp;cachent-ils pas&nbsp;l'assurance de la mansuétude des experts de l'Unesco vis à vis de la demande de la France et la certitude d'une décision favorable ? Si&nbsp;les rapports étaient publics, aurions-nous eu la même impression de leur confiance aveugle dans les affirmations du dossier français ?&nbsp;</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"> <br />  Notre objectif en écrivant ce livre était «&nbsp;d’ouvrir des pistes de réflexion, de compléter et d’enrichir les informations données au public à propos de ces monuments&nbsp;» et de faire des propositions pour que la France tire le meilleur parti&nbsp;de cette inscription. <br />  <span style="text-align: justify;">Nous résumons ci-dessous&nbsp;nos propositions,&nbsp;</span><span style="text-align: justify;">déclinées</span><span style="text-align: justify;">&nbsp;en trois paragraphes utilisant cette formule avec trois qualificatifs différents.</span></div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>71+7= Une … Egalité mobilisatrice</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Tel était le titre de la conclusion avançant nos propositions d’ensemble après que l’analyse des dossiers de chaque monument ait permis de faire des suggestions pour chacun d’eux.</div>    <div style="text-align: justify;">Rappelant la déclaration de 1984 du Conseil de l’Europe recommandant «&nbsp;l’exemple du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle comme point de départ d’une action relative à d’autres itinéraires de pèlerinage&nbsp;», elle introduisait cette proposition&nbsp;:</div>    <blockquote>«&nbsp;Voilà la clef, Compostelle est un symbole de tous les pèlerinages médiévaux&nbsp;»</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> 71 + 7 = une mise en tourisme à inventer </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ce paragraphe faisait des propositions partiellement mises en application à partir de 2014. En particulier la nécessité de réunir les acteurs de terrains et&nbsp;de soutenir les initiatives locales. Et n<span style="text-align: justify;">ous appelions aussi de nos vœux la convocation d’Etats généraux du Bien.</span> <br />   <br />  Par contre, nous avions souligné «&nbsp;qu’il ne s’agissait pas de gérer mais de faire vivre&nbsp;». Pour cela nous proposions de «&nbsp;<strong>créer un discours commun basé sur l’histoire et non la géographie</strong>&nbsp;». L’absence d’historiens dans les organismes responsables du Patrimoine mondial ne permit pas de donner suite à cette proposition.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>71 + 7 = un patrimoine immatériel européen</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La recommandation faite en 1984 par le Conseil de l'Europe, nous faisait écrire :</div>    <blockquote>  <div style="text-align: center;">«&nbsp;ce sont bien tous les sanctuaires de pèlerinages <br />  et tous les chemins y conduisant qui sont le vrai patrimoine de l’humanité&nbsp;»,</div>  </blockquote>  faisant apparaître une cohérence conforme au Critère III de l'Unesco, demandant que le Bien inscrit :    <blockquote>  <div style="text-align: center;">«&nbsp;apporte un témoignage unique&nbsp;[...]&nbsp;sur une tradition culturelle&nbsp;[…]&nbsp;vivante ou disparue&nbsp;».</div>  </blockquote>  Seul pertinent, ce critère n’avait pas été retenu. Lui seul aurait donné un sens à la formule 71+7=1 ». <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le devenir inattendu de cette formule</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/23262776-44165008.jpg?v=1637099147" alt="71 + 7 = 1  L'équation de la Fondation" title="71 + 7 = 1  L'équation de la Fondation" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">En 2013, le préfet de la région Midi-Pyrénées fut désigné pour la mise en œuvre du plan de gestion du bien « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » et de sa zone tampon. A cette fin, il fit éditer un Guide méthodologique qui reprit fort mal à propos la formule 71+7=1.&nbsp;</div>    <div style="text-align: justify;">Conformément aux demandes de l'Unesco, le plan de gestion imposait&nbsp;aux propriétaires des 71 monuments des mesures de protection spécifiques à chacun sans rapport avec les chemins.</div>  Utiliser cette formule n’avait pas de sens puisqu'aucune unité n'était créée.&nbsp;    <div style="text-align: justify;">La promesse d'appliquer ces mesures à chaque monument permit enfin à la France d'obtenir une Déclaration de Valeur Universelle Exceptionnelle de ces 71 monuments appelés collectivement Chemins de Compostelle en France.</div>   <br />  Avec pour résultat un engouement croissant pour ces chemins et beaucoup de dépenses inutiles. <br />  <br style="text-align: justify;" />  <br style="text-align: justify;" />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L'article suivant ​apporte quelques éclaircissements sur la notion de Valeur Universelle Exceptionnelle et la Déclaration d'attribution. <br />  <a class="link" href="https://www.saint-jacques-compostelle.info/La-Valeur-Universelle-Exceptionnelle-des-chemins-de-Compostelle-en-France_a288.html">https://www.saint-jacques-compostelle.info/La-Valeur-Universelle-Exceptionnelle-des-chemins-de-Compostelle-en-France_a288.html </a>   &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Europe I, l'Histoire et le Pèlerin </title>
   <updated>2015-03-30T14:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Europe-I-l-Histoire-et-le-Pelerin_a201.html</id>
   <category term="HISTOIRE  ET LÉGENDES" />
   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/7277803-11186606.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-17T19:34:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après avoir décrit le chemin du Puy, en utilisant la plupart des poncifs de l'histoire du pèlerinage auxquels il ajoute quelques erreurs, Franck Ferrand interroge Jean-Christophe Rufin sur ses motivations et son expérience de pèlerin. Peu d'histoire dans tout cela. A croire que le "coeur de l'histoire" est vide.     <div><b>L'histoire couvre la publicité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7277803-11186606.jpg?v=1418895593" alt="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " title="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " />
     </div>
     <div>
      Cette émission du 10/12/2014, animée par Franck Ferrand&nbsp; et présentée dans la série AU COEUR DE L'HISTOIRE était consacrée au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne. Il recevait Jean-Christophe Rufin, auteur d’<em>Immortelle randonnée</em>, dont l'ouvrage vient d’être réédité en folio chez Gallimard*. <br />   <br />  * Ce 18 décembre, Amazon en propose 16 exemplaires d'occasion à 2,80€
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>" Enfants du Bon Dieu ou canards sauvages ? "</b></div>
     <div>
      Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne est effectivement un sujet qui méritait d’être traité dans cette série <em>Au cœur de l’histoire</em>. Le faire guider par Jean-Christophe Rufin pour « pérégriner de concert avec lui » allait de soi puisqu'il s'agissait de promouvoir le récit de son pèlerinage. Ce récit est celui d’un homme libre qui a marché sans a priori, avec un esprit éveillé et critique. Il porte un regard amusé et décalé sur les pratiques pèlerines. Le dicton rappelé au début : « il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (p.19) pouvait laisser espérer que l'auteur exercerait son esprit critique sur les idées convenues relatives à l’histoire du pèlerinage à Compostelle. Certes, il avait avoué qu'il "ne savait rien de Compostelle à son départ" (p. 9). Mais il a omis de se documenter au retour et de s'informer sur les connaissances actuelles relatives à l'histoire du pèlerinage. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le chemin du Puy date des années 1970</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7277803-11186614.jpg?v=1418850285" alt="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " title="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " />
     </div>
     <div>
      L’animateur a commencé par affirmer qu’en France il y avait 4 points de départ historiques, comme si cela allait de soi. Donc 4 chemins auquel il a ajouté un « chemin primitif », dont la seconde partie de l’émission a montré qu’il s’agissait du <em>Camino primitivo</em>, entre Oviedo et Santiago. <br />  Il a choisi de faire parcourir le chemin du Puy, le plus connu et le plus fréquenté mais sur lequel le Pèlerin-académicien n’avait rien à dire, ne l’ayant pas parcouru. Mais qu’importe, Ferrand n’attendait pas de lui des informations sur l’histoire mais sur les motivations des pèlerins contemporains. Le titre de l’émission annonçait bien que le but du pèlerinage était en Espagne mais " l’incroyable distance de l’étape à franchir " fut réduite à 750 km ce qui permet d’atteindre Roncevaux mais pas Compostelle. <br />  L’affirmation " tout - tout quoi ? - commence avec Godescalc ", fut faite sans référence au seul document témoin de son voyage, donnant sa date et la mention d’une suite nombreuse. L’imagination de l’animateur suppléa l'absence de documents et apporta de nombreux détails sur la composition de cette suite. <br />  Faire partir les pèlerins " au soleil couchant ", même avec une description très poétique, ne se réfère ni à un document historique ni à la pratique pèlerine. <br />   <br />  L’apogée du pèlerinage au XIIe siècle et le dernier Livre du <em>Codex calixtinus</em>, " un petit peu considéré comme l’ancêtre des guides de voyage " font partie des poncifs qui n’ont pas été oubliés. <br />  Arrivant à Saugues, Ferrand s'étonne d'y trouver, " comme par hasard " un hôpital Saint-Jacques. Il ne sait pas que le chemin qu’il parcourt a été tracé dans les années 1970 en reliant entre eux des souvenirs de cultes à saint Jacques (églises, chapelles, hôpitaux) qui n’ont de liens historiques qu’avec des dévotions locales à saint Jacques, indépendantes de Compostelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7277803-11186615.jpg?v=1418848624" alt="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " title="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " />
     </div>
     <div>
      Vient à ce moment une réflexion sur les motivations du départ, justifiée par la présence de l’auteur du livre à promouvoir, mais sans plus de rapport avec l'histoire que l’extrait de musique du film<em> The Way</em> . <br />  Après Saugues, il arrive à la dômerie d’Aubrac dont il confond l’histoire avec la légende. Parlant de l’époque de la construction du bâtiment, il décrit un paysage " désolé et désertique " alors qu’il était couvert de forêts. Bel anachronisme ! <br />   <br />  Les " foules de populations brassées par le chemin " traversent évidemment les paysages décrits. Sur ce point d'histoire l'avis du Pèlerin-académicien aurait pu être sollicité.&nbsp; Son livre évoque les " millions [de pèlerins] qui ont emprunté le même parcours pendant des siècles " tout en soulignant que le pèlerin " éprouve une jouissance sans pareille à laisser son imagination le tromper " (p.111). Plus loin, il laisse planer le doute (p.164), puis affirme, sans l'ombre d'une preuve, que «"Jacques Cœur a passé son enfance à voir passer des Jacquets " ! (p. 257). On l’imagine donc prompt à cautionner, sans y avoir vraiment réfléchi, ces foules déferlant sur la voie du Puy. <br />   <br />  Bien que censée être " au coeur de l’histoire ", cette émission s'est contentée de l'énumération des étapes (dites parfois escales !) jusqu’à Roncevaux. Elle a listé des monuments avec quelques dates de construction rappelant l’histoire, le présentateur s’excusant " de ne pas pouvoir décrire toute la route ", et oubliant de présenter l'un ou l'autre des individus qui auraient parcouru ces chemins, seul ou&nbsp; au sein des foules imaginaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quid des hommes sur les chemins ?</b></div>
     <div>
      L’auditeur s'est trouvé ensuite brutalement transporté à Compostelle, rapidement décrite en faisant appel à un pèlerin du XVIe siècle. Enfin, six siècles après Godescalc, un pèlerin en chair et en os, avant de citer longuement et passer la parole au Pèlerin du XXIe siècle en l’interrogeant sur ses motivations. Ce qui, redisons-le, éloigne de l’histoire. Auparavant l’émission est restée un moment encore dans le folklore en évoquant la coutume de brûler les vêtements. On montre, sur les toits de la cathédrale, l’emplacement présumé de ce brûlage. Il est si étroit qu’il est difficile d’y imaginer les vêtements de nombreux pèlerins. Cette pratique a été ressuscitée par les pèlerins contemporains sur les bords de l’Océan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dépouiller le vieil homme</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7277803-11186617.jpg?v=1418851025" alt="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " title="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " />
     </div>
     <div>
      La dernière partie de l'émission permet enfin au Pèlerin-académicien racontant son chemin d'Oviedo à Compostelle d'aborder sommairement quelques véritables questions historiques : le lien&nbsp; entre la marche d'Alphonse II vers le lieu de la découverte d'un tombeau attribué au patron de l'Espagne et la Reconquista, la figure du Matamore et les liens créés par le maréchal Pétain avec Compostelle quand il&nbsp; était ambassadeur à Madrid. Il manifeste ainsi que la marche vers Compostelle peut susciter l'intérêt pour des questions historiques, sans pour autant faire du pèlerin un historien. <br />  Le temps a manqué pour traiter, enfin, ces points d'histoire majeurs pour la compréhension du pèlerinage contemporain.&nbsp; Mais là n'était pas l'objectif de l'animateur qui a, en outre, cru bon de faire écouter une vieille interview d'Alix de Saint-André, répétant ce que venait de dire son invité sans rien apporter de nouveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire connaître l'histoire contemporaine</b></div>
     <div>
      Une part notable de l’émission a été consacrée aux motivations et aux réflexions du Pèlerin-académicien qui ne relèvent que de son histoire personnelle et de ses talents littéraires mais pas de l’histoire du pèlerinage. Elles sont par contre intéressantes pour comprendre le pèlerinage contemporain mais ce n’était pas le sujet de l’émission. Il y a un mythe, une magie de Compostelle que Jean-Christophe Rufin a bien sentis. Montrer comment ils se sont construits au XIXe et au XXe siècle, ferait un bon sujet d’histoire contemporaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nos publications sur les sujets abordés</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/7277803-11186774.jpg?v=1419204549" alt="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " title="Europe I, l'Histoire et le Pèlerin " />
     </div>
     <div>
      La documentation sur laquelle reposait cette émission a omis le livre <em>Les routes de Compostelle</em>, paru aux éditions Gisserot en 2000, réédité en 2006. Sa consultation aurait permis de donner des informations à jour sur <br />  - l'inexistence de chemins et de points de départ historiques, <br />  - l'origine du mythe des foules pèlerines, <br />  - la place de Godescalc dans l'histoire du chemin du Puy <br />  - l'histoire du tracé de ce chemin au début des années 1970. <br />  D'autres articles des sites de la Fondation ont traité les sujets effleurés dans l'émission : <br />  Dans la revue <em>SaintJacquesInfo</em> : <br />  <a class="link" href="http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1236" target="_blank">le ciboire du Maréchal</a>  qui, sans traiter directement du rôle de Pétain montre l'existence de liens étroits avec Compostelle, <br />  et sur le Matamore, <a class="link" href="http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1334" target="_blank">saint Jacques, de l'apôtre au Matamore</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Compostelle et saint Jacques sur le site de la cathédrale du Puy</title>
   <updated>2010-06-12T06:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/Compostelle-et-saint-Jacques-sur-le-site-de-la-cathedrale-du-Puy_a40.html</id>
   <category term="OPINIONS" />
   <published>2009-06-04T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les commentaires et informations donnés dans cette note font suite à la visite du site de la cathédrale du Puy. L’attention est appelée sur le fait qu’il ne s’agit pas du site du diocèse.     <div><b>Erreurs et approximations </b></div>
     <div>
      La lecture de ce site fait apparaître un certain nombre d’erreurs. Certaines d’entre elles tendent manifestement à montrer l’importance jacquaire du sanctuaire de la capitale du Velay en lui rattachant des événements liés au sanctuaire marial. Les autres sont les affirmations classiques du discours convenu sur le pèlerinage à Compostelle utilisées par tous ceux qui profitent du pèlerinage.    Les extraits du site de la cathédrale figurent ci-dessous entre <span class="fluo_jaune">« »</span>. Nos commentaires suivent.  • <span class="fluo_jaune"> « 10 ans d'inscription au Patrimoine mondial ... »</span>  <b>L'inscription des chemins de Saint-Jacques en France au Patrimoine mondial résulte d'un subterfuge. 71 monuments ou sites et 7 tronçons du GR 65 ont seuls été classés « au titre des chemins de Compostelle » puis considérés comme un seul Bien pour justifier le classement de l’ensemble. La confusion est savamment entretenue. L'UNESCO a bafoué ses propres règles.</b><span class="fluo_jaune">« C'est dans les oeuvres de Didyme d'Alexandrie que l'on peut lire pour la première fois que l'un des apôtres avait prêché la foi en Espagne. Toujours d'après le remarquable travail de l'abbé Anglès, on sait que l'on retrouve la même information chez St Jérôme, dans ses Commentaires sur Isaïe, écrits en 412 et chez son contemporain Théodoret d'Antioche ».</span>  <b>Les textes cités ne précisent pas de nom d’apôtre. Cette mission d'évangélisation est beaucoup plus généralement attribuée à saint Paul.</b>  • <span class="fluo_jaune">« Avec la montée en puissance du nombre de pèlerins, un Hôtel-Dieu est construit au XIIe siècle, » </span>  <span class="fluo_jaune">« Dès 1677, l’Hôtel-Dieu ne suffit plus à accueillir tous les pèlerins, un Hôpital général est construit à proximité et inauguré en 1687 par l’évêque du Puy ». </span>  <b>Le contexte peut laisser penser qu’il s’agit de pèlerins de Compostelle. Il s'agit de pèlerins venus vénérer Notre-Dame du Puy. Il conviendrait de le dire.</b>  • <span class="fluo_jaune">« le chemin de Saint-Jacques, … prend naissance, au début de la via podensis».</span>  <b>Le chemin ne prend pas naissance au Puy, même le dernier Livre du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>, traduit en 1938 sous le titre <span style="font-style: italic;">Guide du pèlerin</span>, indique qu’une route « passe par Le Puy »</b>  • <span class="fluo_jaune"> « la dômerie d’Aubrac, fondée au Xème – XIème siècle, pour abriter et secourir les pèlerins égarés dans le froid, le brouillard, la neige »</span>  <b>La dômerie n'a pas été construite « pour les pèlerins » mais pour contrôler un territoire convoité par plusieurs diocèses. Elle a accueilli tous les voyageurs, dont des pèlerins qui n'allaient pas tous à Compostelle comme le montre une liste du XIVe siècle indiquant les sanctuaires de destination. La mention du Xe siècle est sans doute optimiste. La première mention officielle date du début du XIIe.</b>  • <span class="fluo_jaune"> « Le Puy est l’un des principaux points de départ du pèlerinage depuis qu’un évêque du Puy, Godescalc, a choisi en 950 de rejoindre le tombeau de l’apôtre … accompagné de 95 personnes »</span>  <b>Le Puy n'a pas été point de départ depuis Godescalc. Il est inexact de dire que cet évêque a ouvert la route du Puy. Le diocèse du Puy possède-t-il des archives sur le nombre de ses accompagnateurs ? Le texte source mentionne seulement "qu'il est accompagné d'une suite nombreuse".</b>  • <span class="fluo_jaune">« dans les années 50 un historien, René de la Coste Messelière s'intéresse au pèlerinage et y consacre sa vie. Il fonde la Société des amis de Saint-Jacques »</span>  <b>Ce n'est pas René de La Coste-Messelière qui a fondé la Société. Le premier président a été Jean Babelon à la fondation en 1950. René de La Coste-Messelière a rejoint la Société en 1952, il en a été président-associé en 1972 et président en 1978.</b>  • <span class="fluo_jaune">« C'est au 12e siècle que la fréquentation du pèlerinage semble avoir été la plus grande et c'est à ce moment là que parait le premier « guide du pèlerin de Saint-Jacques » par Aymerie Picaud. » </span>  <b>Le dernier Livre du <span style="font-style: italic;">Codex Calixtinus</span>, devenu <span style="font-style: italic;">Guide du Pèlerin </span>en 1938, n'est pas paru au XIIe siècle, il s'agit bien d'un manuscrit rédigé à cette époque qui a été très peu copié et n'a sans doute jamais servi de guide avant d'être utilisé par l'abbé Bernès au début des années 1970.</b>  • <span class="fluo_jaune"> « Les moines de l'abbaye de Cluny prendront une part active au développement de ce pèlerinage »</span>  <b>Aucun spécialiste de Cluny n'a jamais confirmé cette affirmation. Cluny a construit des églises partout. Les relations entre Cluny, Compostelle et Rome n'ont pas eu pour objet de développer le pèlerinage.</b>  Enfin il serait bon de distinguer « saint Jacques »l’apôtre de « Saint-Jacques », ville, église, chemin, …
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     <div><b>Source des informations de la cathédrale</b></div>
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      La lecture du site de la cathédrale du Puy suscite en outre des inquiétudes sur l’esprit dans lequel risque d’évoluer le pèlerinage à Compostelle si l’Eglise de France n’y est pas attentive. Ces articles sur le pèlerinage sont réalisés "d'après le remarquable travail de l'abbé Anglès". Le site  indique en effet : « L'ensemble de ses notes ont été réalisées à partir de l'article de l'abbé Ramon Anglès intitulé "<span style="font-style: italic;">Le Chemin de Compostelle</span>" ».    Le site ne donnant pas la source de cette référence, la Fondation a fait des recherches sur Internet.   Ces recherches à partir de Google ont appris :  - que l'article a été publié en 2004 par une revue de la Fraternité Saint Pie X   - que l'abbé Anglès est « un poulain de Mgr Williamson ».   Ci-dessous les liens permettant de vérifier ces informations.   - origine de cet article : <span style="font-style: italic;">Nouvelles de Chrétienté</span> n° 88, "Le chemin de Compostelle" Abbé Ramon Anglès. Cet article est accessible à partir : <a class="link" href="http://www.dici.org/fraternite_read.php?id=000109">du site</a>   - auteur de l’article : l’abbé Ramon Angles, que Mgr Williamson a mis en avant pour remplacer Mgr Fellay à la tête de la FSSPX aux chapitres de 1994 et 2006, information provenant <a class="link" href="http://www.virgo-maria.org/D-Trombinoscope/index_trombinoscope_ralliement.htm#_ftn1">du site</a>  
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