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 <title>Institut recherche jacquaire (IRJ)</title>
 <subtitle><![CDATA[L'histoire et des légendes de saint Jacques, Charlemagne et Compostelle revisités. Mieux comprendre Compostelle, l'Itinéraire culturel du Conseil de l'Europe et le Patrimoine mondial. Informer les pèlerins, les touristes, les responsables politiques et administratifs. Interpréter et sauvegarder le patrimoine Saint-Jacques.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T03:41:18+02:00</updated>
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   <title>Surprise à Compostelle 31 décembre 2020 !</title>
   <updated>2021-02-23T21:02:00+01:00</updated>
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   <category term="COMPOSTELLE" />
   <published>2021-01-01T09:43:00+01:00</published>
   <author><name>IRJ</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La porte sainte de la cathédrale de Compostelle a été ouverte hier avec le faste des grandes cérémonies religieuses. Covid oblige, le nombre maximum de personnes admises simultanément dans la cathédrale reste limité à 130 pour raisons sanitaires. Par contre la fin de la cérémonie fut couronnée par une annonce qui réjouit les pèlerins.     <div><b>Surprise qui va rassurer les pèlerins</b></div>
     <div>
      <h1 class="headline font-1 medium bold" itemprop="headline" style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 7px; font-size: 36px; font-family: font_1_bold; font-weight: bold; line-height: 47px; color: rgb(0, 0, 0); padding: 0px; text-align: center;"><span class="priority-content" mlnid="idcon=2424497;order=34.0" style="box-sizing: border-box;">L'Année Sainte qui vient de commencer sera étendue à l'ensemble de 2022, par concession du Pape</span></h1>  En voici l'annonce parue dans le&nbsp;<a href="https://www.elcorreogallego.es/santiago/se-prorrogara-a-todo-el-2022-por-concesion-del-papa-el-ano-santo-que-acaba-de-comenzar-DH5854225" rel="nofollow" target="_blank"><em>CorreoGalleco</em> </a>transmise par notre ami Miguel Taïn. Le lien donne accès à un film sur la cérémonie d'ouverture de la Porte sainte et un second sur la fête sur la place de la Quintana. <br />   <br />  Ce n'est pas la première fois dans l'histoire moderne qu'une telle prolongation est accordée par le pape. Compostelle a connu des années saintes exceptionnelles en 1885, après la parution de la Lettre Deus Omnipotens et une en 1938, l'année 1937 n'ayant pas pu être célébrée. <br />   <br />  Le lien donne également accès à un message du vice-président du Conseil de l'Europe <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L'esprit du chemin défini par Benoît XVI</title>
   <updated>2010-11-06T21:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/L-esprit-du-chemin-defini-par-Benoit-XVI_a101.html</id>
   <category term="ESPRIT ET MAGIE DU CHEMIN" />
   <published>2010-11-06T19:31:00+01:00</published>
   <author><name>fondation Ferpel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les sites de pèlerins s'interrogent souvent sur " l'Esprit du chemin ". Nous avons trouvé dans l'homélie de Benoît XVI à Compostelle des passages qui apportent des éléments de réponse à ces interrogations. Ces éclairages donnés par un pape théologien recoupent des aspects concrets de l'expérience pèlerine et ouvrent des perspectives sur le sens du pèlerinage. Texte complet en PDF accessible ci-dessous (traduction du site Internet du Vatican).     <div><b>Un pape pèlerin</b></div>
     <div>
      « En cette Année Sainte, je viens en pèlerin parmi les pèlerins, accompagnant tous ceux qui viennent ici assoiffés de la foi dans le Christ ressuscité. Foi annoncée et transmise fidèlement par les Apôtres, comme saint Jacques le Majeur, qui est vénéré à Compostelle depuis des temps immémoriaux ».                <br />On remarque que contrairement à ses prédécesseurs, Benoît XVI est resté prudent sur l'histoire de Compostelle.          <br />               <br />Pour lui, la présence des autorités est «&nbsp;un signe du profond sentiment que Compostelle éveille en Galice et en d’autres lieux de l’Espagne, qui reconnaît l’Apôtre comme son Patron et Protecteur&nbsp;».                <br /> <br />On regrette néanmoins que les autorités de la cathédrale aient cru bon d'affubler le pape d'un habit de pèlerin pour sa visite de la cathédrale, confortant le folklore déjà trop présent à Compostelle et sur les chemins. <br />               <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les pèlerins donnent sens à Compostelle</b></div>
     <div>
      « J’adresse un chaleureux salut aussi [...] avec une émotion   particulière, aux pèlerins, artisans de l’authentique esprit jacquaire   sans lequel on ne comprendrait pas grand-chose ou rien de ce qui se   déroule en ce lieu ». <br /> <br />La suite de l'homélie va donner indirectement une définition de cet esprit du pèlerin de nature à éclairer beaucoup de ceux qui selon la formule devenue un lieu commun " partent&nbsp; marcheurs et arrivent pèlerins ". Benoît XVI lève un coin du rideau pour nous aider à en comprendre le mystère. <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'esprit qui unit et conduit à Dieu</b></div>
     <div>
      « Pour les disciples qui veulent suivre et imiter le Christ, servir leurs frères n’est pas une simple option, mais une part essentielle de leur être. Un service qui ne se mesure pas sur la base des critères du monde, de l’immédiat, du matériel et de l’apparence, mais qui rend présent l’amour de Dieu pour tous les hommes et dans toutes ses dimensions et qui Lui rend témoignage même à travers les gestes les plus simples.[...]          <br />Voilà ce que nous rappelle aussi la célébration de cette Année Sainte compostellane ».         <br />         <br />« Et c’est ce que, dans le secret de leur coeur, le sachant explicitement ou le sentant sans savoir l’exprimer en paroles, vivent tant de pèlerins qui cheminent jusqu’à Compostelle pour embrasser l’Apôtre. La fatigue de la marche, la variété des paysages, la rencontre avec des personnes d’une autre nationalité les ouvrent à ce qui nous unit aux hommes dans ce qu’il y a de plus profond et de plus commun : nous sommes des êtres en recherche, des êtres qui avons besoin de la vérité et de la beauté, qui avons besoin de faire une expérience de grâce, de charité et de paix, de pardon et de rédemption ».         <br />         <br />Et au plus profond de tous, résonne la présence de Dieu et l’action de l’Esprit-Saint. Oui, la personne qui fait silence en elle-même et prend de la distance par rapport aux convoitises, aux désirs et à l’action immédiats, la personne qui prie, Dieu l’illumine pour qu’elle le rencontre et reconnaisse le Christ. Qui accomplit le pèlerinage à Santiago, au fond, le fait pour rencontrer par-dessus tout Dieu, manifesté dans la majesté du Christ, qui l’accueille et le bénit à son arrivée au <span style="font-style: italic;">Pórtico de la Gloria</span> ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>2010, année sainte à Compostelle</title>
   <updated>2010-05-06T09:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.institut-irj.fr/2010-annee-sainte-a-Compostelle_a77.html</id>
   <category term="COMPOSTELLE" />
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   <photo:imgsrc>https://www.institut-irj.fr/photo/art/imagette/1780455-2420276.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-23T11:03:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Mollaret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 31 décembre 2009, l'archevêque de Compostelle a ouvert solennellement la Porte du pardon de la cathédrale, marquant l'ouverture de la seconde année sainte du 21e siècle. Les pèlerins seront encore plus nombreux à se rendre à Compostelle. Voici quelques informations pour éclairer leur démarche ?     <div><b>2010, deuxième année sainte du millénaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1780455-2420276.jpg?v=1289579631" alt="2010, année sainte à Compostelle" title="2010, année sainte à Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Chaque année, la fête de saint Jacques revêt à Compostelle une importance particulière. En 2010, la Galice attend 12 à 15 millions de visiteurs et sans doute plus de 200 000 pèlerins y arriveront à pied ou avec un moyen de locomotion non mécanique dont beaucoup viendront demander leur <span style="font-style: italic;">Compostela</span>, le certificat authentifiant leur pèlerinage.   <br />   <br />La  Lettre pastorale de l'archevêque de Compostelle publié par l'Agence  ZENIT dont le texte est accessible en fin d'article donne le sens spirituel des années saintes. Que sont-elles ? D'où en vient la coutume ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A l'origine le Jubilé biblique</b></div>
     <div>
      Le mot jubilé trouve son origine du mot hébreu <span style="font-style: italic;">yobhel </span>qui signifie corne de bélier. L’origine des jubilés est en effet dans une coutume des Hébreux qui, tous les 50 ans, consacraient une année à Dieu. Cette année était annoncée par des sonneries de trompes, faites avec des cornes. C’était une année de fête. A l’échelle des années, l’année jubilaire arrivant après 7 semaines d’années (49 ans) était un peu comme est (ou devrait être) le dimanche, un temps consacré à Dieu. En français courant, le verbe jubiler existe, même s’il est peu employé. Il signifie se réjouir vivement. Mais il a aussi une connotation un peu méchante, jubiler c’est aussi « se réjouir des malheurs d’autrui » dit le Petit Robert. Oublions-la pour retenir que jubiler c’est éprouver une grande joie. Le mot jubilé, lui, désigne une fête marquant un anniversaire important à un double titre. Il s’agit d’un événement unique pour la personne concernée (le mariage, la prêtrise, un doctorat) mais aussi cet anniversaire marque un temps assez long. On ne célèbre pas un jubilé chaque année, c’est un anniversaire exceptionnel. Souvent le premier jubilé marque le cinquantième anniversaire.                       <br />Deux références permettront à ceux qui le souhaitent de mieux connaître les jubilés de l’Ancien Testament : Isaïe 61,2 et le chapitre 25 du Lévitique.                       <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les années saintes à Rome</b></div>
     <div>
           Dans le Nouveau Testament, Jésus dit qu'il vient annoncer “ une année  de grâce du Seigneur ” (Lc 4,16). Cette annonce reprend une coutume  consistant à marquer de façon particulière certaines années.      <br />L’Eglise a renoué avec cette coutume sous la forme des années saintes (on dit aussi  jubilé ou année jubilaire). A Rome d’abord, le pape Boniface VIII  institue un jubilé renouvelable tous les 100 ans, l’année 1300 étant la  première de ces années jubilaires. La grâce accordée est une indulgence  plénière pour tous ceux qui visiteront chaque jour pendant 15 jours les  églises Saint-Pierre et Saint-Paul. Clément VI (1342-1352) prévoit  ensuite un jubilé tous les 50 ans, donc un jubilé en 1350. En 1450  Nicolas V (1447-1455) instaure enfin un jubilé tous les 25 ans. Ces  années sont appelées années saintes parce qu’elles sont une invitation  particulière à se sanctifier.      <br /> A la suite de Rome, certains grands  sanctuaires, soucieux de renforcer le flux de leurs pèlerins, ont  défini des années saintes spécifiques. Ce fut le cas à Compostelle ou  au Puy-en-Velay.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour Compostelle une fausse bulle pontificale</b></div>
     <div>
      A Compostelle, les années jubilaires sont celles où le 25 juillet, fête  de saint Jacques, est un dimanche, en mémoire de la découverte du  tombeau de saint Jacques qui aurait été faite un dimanche. Elles se  présentent avec une périodicité de 11, 6, 5, 6 ans. Compostelle a  longtemps cherché à faire admettre l’antériorité de son année sainte.  Ainsi, la <span style="font-style: italic;">Chronique d’Alphonse VII</span>,  document rédigé à la gloire de ce roi de Galice fait remonter à 1122  l’octroi par Rome de cette année jubilaire. Un autre document a aussi  été mis en avant, une bulle papale de 1179 mais cette bulle est un faux  car elle cite le jubilé de Rome qui lui est postérieur. Il est possible  que l’année sainte ait été instaurée en 1322 par l’archevêque&nbsp; Béranger  de Landore.      <br />                 <br />Néanmoins, le site de la cathédrale du  Puy, peu soucieux de vérité historique, n'hésite pas à affirmer encore  aujourd'hui :      <br />&nbsp;" La tradition attribue au pape Calixte II  (1119-1124), d'accorder en 1122 à Compostelle le premier « jubilé plein  de l'année sainte » qui permettait aux pèlerins de bénéficier de  l'indulgence plénière (rémission totale des péchés). Par la bulle  pontificale <span style="font-style: italic;">Regis Æterni  </span>promulguée  en 1179, le pape Alexandre III confirmera ce privilège qui fait de  Saint-Jacques-de-Compostelle une ville sainte à l'égale de Rome et  Jérusalem ".      <br />   <br />Dans l'histoire, les années saintes compostellanes ont souvent été l'occasion de rassemblements importants de pèlerins (pèlerins anglais venant en bateau plus nombreux ces années là) ou de manifestations spéciales en Espagne comme le Pas d'Armes de Suero de Quinones.   <br />Le pèlerinage à Compostelle étant tombé dans l’oubli au XIXe siècle,  même les années saintes ne voyaient pas un grand nombre de pèlerins. La reconnaissance des reliques par Léon XIII leur a donné un nouvel élan.   <br />                  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les années saintes contemporaines</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.institut-irj.fr/photo/art/default/1780455-2555695.jpg?v=1289579631" alt="2010, année sainte à Compostelle" title="2010, année sainte à Compostelle" />
     </div>
     <div>
      Les premières années saintes du XXe siècle ont été 1909, 1915, 1920, 1926. Les archives en France sont pauvres en documents sur elles. Elles deviennent plus riches à partir de l'année sainte 1937 dont les célébrations ont été réduites à cause de la guerre civile mais qui a été prolongée exceptionnellement en 1938 par le pape Pie IX.   <br />En  1948, première année sainte d’après guerre, Compostelle accueillit des  dizaines de milliers de jeunes pour un pèlerinage de la paix auquel  l'action catholique espagnole pensait depuis le milieu des années  trente.      <br />En1954, un pèlerinage de la Paix fut organisé par Pax  Christi et conduit par Mgr. Feltin, cardinal-archevêque de Paris,  président de cette association.      <br />1965 marque le début de la  promotion contemporaine des chemins de Compostelle par René de La  Coste-Messelière qui y organise des chevauchées rappelant les parcours  des chevaliers médiévaux. Mais c’est l’année sainte 1982 qui peut être  considérée comme la véritable année à l’origine du renouveau  contemporain. Le pape Jean-Paul II se fait lui-même pèlerin de  Saint-Jacques. De Compostelle il lance son appel à l’Europe qui a  marqué les mémoires :    <br />« ô vieille Europe je te lance un cri plein  d’amour : retrouve toi toi-même, sois toi-même, découvre tes origines,  renouvelle la vigueur de tes racines, revit ces valeurs authentiques  qui couvrirent de gloire ton histoire et firent bénéfique ta présence  dans les autres continents ».    <br />Et il convoque la jeunesse à Compostelle  pour les JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) de 1989.      <br />L’année  sainte 1993, apporte à Compostelle après les JMJ, la première vague  approchant 100 000 pèlerins, qui sont près de 160 000 en 1999 dernière  année jubilaire du XXe siècle, 180 000 en 2004, première année sainte  du nouveau millénaire.      <br />   <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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